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04 May

05 mai 1789: Ouverture des état généraux salle des Menus-Plaisir

Publié par Louis XVI

05 mai 1789: Ouverture des état généraux salle des Menus-Plaisir

Le mardi 5 mai 1789

Séance d'ouverture des Etats-Généraux, en présence du Roi Louis XVI

Ouverture des États généraux à Versailles dans une salle de l'Hôtel des Menus Plaisirs.

« États Généraux », gazette publiée le 2 mai 1789 par Mirabeau

Ouverture des Etats Généraux

Les trois ordres se sont rendus à la salle des trois ordres

Les députés n'y sont entrés qu'à fur & mesure que l'on appelloit les bailliages, ce qui donna beaucoup d'embarras à M. le grand maître, qui dans la salle plaçoit les députés

Ceux-ci ne voulant pas se placer & protestèrent contre l'appel de leur

bailliage , attendu que leur tour avoït été avancé ou reculé.

L'on appelle le bailliage de Villers Cotrerets, le député est un curé à portion congrue, le député de la noblesse est M. le duc d'Orléans.

Le curé voulut faire entrer dans la salle M. le duc d'Orléans avant lui, celui-ci refusa

à peine parut-il dans la falle qu'elle retentit d'applaudissements & de cris, vive M, le duc d'Orléans.

Le roi, avec toute sa cour, s'est rendu à l'assemblée, le clergé étoit à droite, la noblesse à gauche, & le tiers-état en face

le roi monta sur son trône environné des princes du sang & la reine étant à sa gauche placée sur un fauteuil

au bas du gradin les princes & pairs qui n'étoient pas députés, formoient à droite SC à gauche le cortege.

Le roi fit appeller M. le duc d'Orléans, à qui il fit des reproches d'avoir préféré son rang de député, à celui de s'être rendu auprès de sa personne.

Le prince lui répondit qu'il avoit toujours le droit par sa naissance de se rendre auprès de sa majesté mais qu'il devoit remplir les fonctions importantes dont la confiance de toute une province l'avoit honoré, & qu'il avoit dû se placer au rang de son bailliage.

Ces reproches, à ce que l'on prétend , avoient été fufeités par les autres princes qui avoient été mortifiés de n'être pas députés.

Ouverture des Etats-Généraux du 5 mai 1789

Ouverture des état généraux salle des Menus-Plaisir.

Pour la premier fois depuis 1614 le roi de France va s'adresser publiquement et solennellement aux représentants de la nation.

Cet événement a soulevé un espoir immense dans toutes les villes et campagnes. Mais ce n'est pas tout : Les cinq mois de préparation des Etats généraux et de rédaction des cahiers de doléances ont laissé le temps à tous les Français de s'exprimer.

Et l'espoir s'est peu à peu transformé en exigence.

Assez des impôts injustes, assez de l'arbitraire, assez de l'inique régime féodal, que vivent les libertés locales!

Partout aujourd'hui, on attends que les choses changent.

Et partout on espère que le roi accepte loyalement de prendre en compte les vœux du tiers état, qui se sent investi des espoirs et des revendications de ses vingt-sept millions de sujets.

Un geste, une parole de sa part suffirait.

Les badauds étaient massés depuis le lever du jour le long de la rue des Chantiers pour voir passer les députés de Etats.

Convoqués pour huit heures, ceux-ci sont arrivés par petits groupes devant l'hôtel des Menus-Plaisirs.

Le marquis de Dreux-Brézé et les deux autres maîtres des cérémonies les ont alors fait entrer dans des vestibule.

Et l'appel nominatif des 1 200 députés a commencé.

La salle a été soigneusement aménagée pour y accueillir plus de trois mille personnes.

Plusieurs mois de travaux ont été nécessaires pour transformer ce qui n'était à l'origine qu'un entrepôt destiné à conserver des décors d'opéra du roi.

Il en coûtera au trésor du royaume la respectable somme de 200 000 livres, ce qui représente, il est vrai, une goutte d'eau dans l'océan du déficit budgétaire de 56 millions si on en croit Necker.

La lente entrée des députés a permis au public de les dévisager tout à son aise.

Les représentants étaient conduits à leur places respectives, les membre du clergé à la droite du trône, les nobles à sa gauche et le Tiers au fond de la salle.

Les députés bretons se sont taillé un franc succès.

On a surtout remarqué, parmi eux, un certain Michel Gérard?

Unique paysan de l'Assemblée, il est aussi le seul à ne pas porter de perruque et à n'avoir pas adopté le costume prévu par le protocole.

Louis XVI a quitté le château peu avant midi, alors que les députés finissaient de s'installer. Il était alors midi.

Soudain, les huissiers se sont agenouillés.

A l'entrée du roi, une immense ovation s'est élevée, puis le silence est retombé.

Revêtu du grand manteau royal et coiffé d'un chapeau à plumes, le souverain a salué et s'est assis.

Le roi s'est alors exprimé d'une voix forte et puissante.

Appelant les représentants de la nation à la concorde, il a émis le souhait que la sagesse l'emporte.

A aucun moment, louis XVI n'a fait preuve d'une quelconque volonté de renoncer à une parcelle de souveraineté.

Les rangs du Tiers, déjà tendus, se sont quelque peu agités à l'évocation du "désir exagéré d'innovation"

Mais l'enthousiasme général l'a emporté, comme l'ont prouvé les applaudissements effrénés qui ont interrompu à plusieurs reprise les discours royal.

Celui-ci terminé, Louis a de nouveau salué et s'est recouvert.

Voici les premiers députés de Carcassonne à l'Assemblée nationale de 1789...

Les Etats généraux se réunissent le 5 mai 1789 à Versailles, dans la salle de l'hôtel des menus plaisirs. ----------

A quelques semaines des nouvelles élections législatives qui désigneront deux représentants pour notre ville, retour sur les premiers députés de la sénéchaussée de Carcassonne aux Etats généraux de Versailles en mai 1789.

Carcassonne vers 1780. Carte de Cassini

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