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19 Sep

20 septembre 1807: Madame de Guéméné, gouvernantes des enfants royaux

Publié par Louis XVI  - Catégories :  #Cours de Versailles

Victoire-Armande-Josèphe de Rohan

( - Paris, )

princesse de Maubuisson, dame de Clisson, dite Madame de Guéméné, est une aristocrate française.

Issue de la maison de Rohan, une famille qui prétend descendre des rois de Bretagne, elle est la fille de Charles de Rohan, prince de Soubise, duc de Rohan-Rohan, maréchal de France et de Anne-Thérèse de Savoie-Carignan, princesse de Savoie.

Elle est la gouvernante des enfants royaux de Louis XVI de 1778 à 1782 et de la future duchesse de Fleury (Aimée de Franquetot de Coigny).

En 1761, elle prend pour époux son cousin Henri-Louis-Marie de Rohan (1745-1809), grand chambellan de France et neveu du cardinal de Rohan impliqué et victime dans l'affaire du collier de la reine en 1785.

Madame de Guéméné et son mari s'établissent à Paris dans un somptueux hôtel situé place Royale (actuellement place des Vosges) et s'étendant aux actuelles impasse Guémenée et rue des Tournelles. Victor Hugo y vécut de 1832 à 1848.

Après avoir appartenu aux Péan de Saint-Gilles et à leur descendance, l'hôtel de Rohan-Guéméné abrite, depuis 1903, le musée Victor-Hugo.

La Banqueroute des Rohan-Guéméné

La banqueroute des Rohan-Guéméné est une faillite dont furent victimes en 1782, Henri Louis Marie de Rohan, prince de Rohan-Guéméné et son épouse Victoire Armande Josèphe de Rohan, avec un passif de 33 millions de livres, et l'abandon de leurs charges à la Cour: madame de Rohan fut démise de ses fonctions de gouvernante des Enfants de France et remplacée par la duchesse de Polignac.

Selon certains, elle était la conséquence d'un train de vie somptueux. Melchior Grimm et Denis Diderot, dans les Mémoires historiques, littéraires et anecdotiques, écrivent: « Tout le monde sait que la maison de Rohan a prétendu depuis long-temps au titre de maison souveraine.

On parlait devant madame la duchesse de Grammont de la banqueroute effroyable de M. le prince de Guemené, banqueroute qui paraît surpasser en effet et l'audace et les ressources des plus riches et des plus illustres particuliers de l'Europe.

« Il faut espérer », dit madame de Grammont, « que c'est là du moins la dernière prétention de la maison de Rohan à la souveraineté »

Le prince de Guéméné, chef de la maison de Rohan-Rohan n'avait pas moins de deux millions de rente, et bien qu'on disait quelquefois qu'ils empruntaient de l'argent à charge de rentes viagères, il vivait dans un milieu où la considération pour les personnes du monde dépendait de la noblesse de leur naissance et celle de leur caractère, et était indépendante de la richesse.

Les rentes échues furent payées par les autres membres de la famille Rohan, par le prince de Condé, et surtout la princesse de Guéméné dont les biens étaient importants.

Cependant, comme l'explique Guillaume Imbert de Boudeaux, de nombreux prêteurs furent ruinés:

Les gens plus atteints étaient des domestiques, de petits marchands, des portiers, qui portaient leurs épargnes au prince ... il avait des recruteurs d'argent à Brest et dans tous les ports de Bretagne pour séduire les pauvres matelots ... ils les éblouissaient par l'apparence d'un placement avantageux et accaparaient ainsi tout leur argent.

Pour finir, il semble que le prince de Guéméné ait agi en connaissance de cause.

Cette banqueroute frappa tant les esprits qu'un siècle plus tard, Maurice Leblanc la mentionnait dans sa nouvelle Le Collier de la reine (1906).

Descendance

De son union avec Henri-Louis-Marie de Rohan naquit à Versailles, le , un fils Charles-Alain-Gabriel, duc de Montbazon, futur prince de Guéméné.

  • Monique de Huertas, Aimée de Coigny, Paris, Éditions Pygmalion, 2001, p. 15–17.
  • Le Larousse du XXe siècle, Paris, Librairie Larousse, 1928-1933, 6 vol.
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