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20 Jul

♪♪ Domine Salvum Fac Regem ♪♪

Publié par Louis XVI  - Catégories :  #VIDEOS

♪♪ Domine Salvum Fac Regem ♪♪

  motet qui servit de facto d'hymne national et royal à la France, lors de la célébration de la messe durant l'Ancien Régime.

En français, le titre du chant se traduit par: « Seigneur, sauve le roi »

Il représente bien la monarchie de droit divin française.

Cette inscription est visible au plafond, au-dessus de l'orgue de la chapelle du château de Versailles.

Plafond de la chapelle du château de Versailles: ange tenant l'inscription Domine salvum fac regem.

Cérémonial de Clément VIII (1600) § Célébration de la messe selon le cérémonial de Clément VIII et Inter pastoralis officii sollicitudes (1903) § Articles

Il s'agit en général d'une petite pièce composée en tant que motet lié à la communion dans la messe.

Comme l'exécution du Sanctus était traditionnellement diversifiée et non strictement fixée, même le motu proprio du pape Pie X Inter pastoralis officii sollicitudes (1903) admettait un ou deux motets facultatifs.

Avec son texte biblique, ce motet était donc tout à fait légitime et admis dans la liturgie catholique.

À savoir, il bénéficiait d'un des moments de liberté laissée dans l'ordinaire de la messe.

Celui-ci est chanté après l'élévation, faite par le célébrant, en remplaçant ou sans remplacer le dernier verset Hosanna.

C'est également la raison pour laquelle le Domine, salvum est toujours chanté en latin en France alors que les pays du protestantisme l'exécutent en langue vulgaire.

Sous l'Ancien Régime

C'était au début du XVIIe siècle que l'on chantait le motet « Domine, salvum fac regem » à la Chapelle royale, car Nicolas Formé (1567-1638), sous-maître de la Chapelle de Louis XIII, l'avait déjà composé. Ainsi les notations restantes dont celle d'Antoine Boësset remontent-elles au règne de Louis XIII.

Cet hymne se trouve également dans un règlement de concours, établi au Mans en 1633, pour la célébration de Sainte Cécile. Il s'agissait d'une cérémonie exceptionnelle pour la création de cette fête au Mans. À l'élévation,

« on chante avec respect et dévotion l'O salutaris hostia selon l'usage puis, sans intervalle, le Domine salvum fac Regem et exaudi nos en musique à trois chœurs successifs : les instruments d'abord, avec quelques voix, puis la musique du chœur, après quoi l'orgue poursuit son jeu jusqu'à la dernière ostention du Saint-Sacrement»

( p. 145, transcrit par Denise Launey. Pour texte intégrale, http://poirierjm.free.fr/Ste-Cecile/cecile.htm [archive] )

— le chanoine Bernardin Le Rouge, La feste de Madame Saincte Cécile (Archives de la Sarthe, G21, le 25 février 1633)

D'ailleurs, en sortant son livre Cantica pro capella Regis en 1665, Pierre Perrin a précisé les musiques quotidiennement célébrées pendant la messe basse à la Chapelle royale, en présence du roi Louis XIV:

« Pour la longueur des cantiques, comme ils sont composés pour la messe du roi, où l'on en chante d'ordinaire trois [motets], un grand, un petit pour l'Élévation et un Domine salvum fac Regem. ... Ceux d'élévation sont plus petits, et peuvent tenir jusqu'à la post-communion, que commence le Domine » ( Catherine Cessac, Marc-Antoine Charpentier, p.246, Fayard, Paris 2004 )

L'une des premières versions connues de nos jours est celle de Jean-Baptiste Lully, quoiqu'il n'eût aucune obligation à la Chapelle royale. Michel-Richard de Lalande, l'un des sous-maîtres les plus importants de cette chapelle, aussi a écrit neuf « Domine, salvum fac regem » parmi lesquels S.107 - S.111 sont attribués avant 1700. Les motets S.112 et S.113 auraient été composés en 1704. ( Lionel Sawkins, A Thematic Catalogue of the Works of Michel-Richard de Lalande 1657-1726 , Préface p.xxviii, Oxford University Press, 2005 )

Ainsi plusieurs compositeurs français dont François Couperin ont-ils poursuivi à cette tradition.

Il est évident que ce motet était composé pour la messe, si celui-ci est consacré au roi et au royaume. Car, Marc-Antoine Charpentier aussi composa ce motet, quoiqu'il n'ait obtenu aucune fonction royale jusqu'à sa mort. Il reste 24 motets de celui-ci ainsi que quelques pièces instrumentales en tant que préludes. ( Catherine Cessac, Marc-Antoine Charpentier, p. 516 - 568 )

Parfois, le Domine, salvum fac regem était également exécuté en plain-chant. Par exemple, les Lazaristes le chantaient à la fin de leurs messes solennelles. ( https://books.google.fr/books?id=hwxd_ehpG8gC&pg=PA173 [https://books.google.fr/books?id=hwxd_ehpG8gC&pg=PA173#v=onepage&q&f=false] Alexandre Maral, La Chapelle Royale de Versailles sous Louis XIV, p.173 )

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