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06 May

07 mai 1795: Fouquier-Tinville

Publié par Louis XVI  - Catégories :  #Calendrier

Antoine Quentin Fouquier de Tinville, dit

 

Fouquier-Tinville

 

né à Herouël (Aisne), le 10 juin 1746

 

mort guillotiné à Paris le 7 mai 1795

 

homme de loi et un révolutionnaire français, accusateur public du Tribunal révolutionnaire.

 

Sinistre personnage, fournisseur attitré de la guillotine

 

L'accusateur, on devrait dire l'assassin de madame Elisabeth subit le même supplice

 

Il y a aussi avec lui 24 condamnés, dont Gabriel Deliège, le président

Le "procureur de la guillotine", juste retour des choses, périra également le dernier

 

"Je ne suis qu'une hache.
 Peut-on condamner une hache ?"

 Fouquier-Tinville (mai 1795)

 

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Présentation

Fils cadet d'une famille riche, aspirant à la noblesse, il fit des études de droit et devint vers 1765 clerc d'un procureur au Châtelet. En 1774, il lui acheta la charge et un an plus tard il épousa sa cousine, dont il eut cinq enfants. Après la mort de son épouse, il se remaria et dut vendre sa charge en 1783. Criblé de dettes, il obtint un emploi dans les bureaux de la police du roi et en 1789 devint commissaire de son quartier. Avec l'appui de son cousin Camille Desmoulins, il obtint d'être désigné directeur d'un des jurys d'accusation du tribunal du 17 août 1792, créé pour juger les royalistes arrêtés le 10 août. Après la suppression de ce tribunal, le 29 novembre 1792, il devint substitut de l'accusateur public du tribunal criminel de la Seine. Le 12 mars 1793, il fut nommé juge au tribunal de Saint-Quentin.

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Biographie pré-révolutionnaire 

Antoine-Quentin Fouquier de Tinville nait à Hérouel le 10 juin 1745[1] et baptisé deux jours plus tard (d'où l'erreur fréquente de sa date de naissance). Il est le second d'une fratrie de cinq enfants. Son Père, Elie (ou Eloy) Fouquier de Tinville, cultivateur et seigneur d'Hérouël lui attribue le nom de la terre de Tinville, tandis que celui d'Hérouël échoit à son frère ainé, Pierre-Eloy[2]. Les deux frères cadets auront ceux de Foreste et de Vauvillé. Sa mère, Marie-Louise Martine vient d'une famille aisée. Grace à l'intervention de son oncle maternel, l'abbé Martine de la Motte, il entre au collège de Noyon où il étudie durant six ans. Puis, sous la pression paternelle qui voit d'un meilleur oeil une carrière dans la magistrature que dans les ordre, il entre comme clerc-apprenti chez Maître Cornillier, Procureur du roi au Chatelet, à Paris, puis en 1769 chez Maître Berthereau, aussi Procureur. Besogneux, acharné au travail et très consciencieux, il se fait si bien remarquer de son patron qu'il devient premier-clerc, puis grâce à l'aide de sa famille et d'un emprunt, il peut racheter à Maître Cornillier sa charge lorsque ce dernier se retire, en 1774. Le 21 janvier 1774, la Chambre des Procureurs au Châtelet lui délivre son "admittatur". Il épouse, le 19 octobre 1775, sa cousine germaine, Dorothée Saugnier, dont il aura cinq enfants. Commence une période de bonheur pour le Procureur Fouquier de Tinville. Hélas, sa femme meurt des suites de l'accouchement de sa dernière fille, en 1782, et avec ce décès, son monde se délite peu à peu. Il se remarie toutefois quelques mois plus tard avec une jeune fille de la petite noblesse, Henriette Gérard d'Aucourt, dont il aura deux enfants. Cependant, dans l'atmosphère affairiste de l'époque, le magistrat semble de pas avoir pu s'empêcher de se mêler d'entreprises hasardeuses, et il doit vendre sa charge, en 1783, pour rembourser ses dettes. Suit une période où l'on en trouve plus trace de lui, sinon plus tard dans les lettres de ses amis. Il émerge de l'annonymat lorsqu'il obtient un poste de commissaire à la section dite de "Saint-Merry", dans le quartier qu'il habite avec sa famille. C'est de là qu'il reprendra pied dans la carrière de la magistrature, peu à peu, en devenant d'abord, directeur d'un jury d'accusation au tribunal extraordinaire créé le 17 août 1792 pour juger les partisans du roi lors de la journée du 10 Août 1792. Quand le tribunal est dissout, il obtient un poste de juge au tribunal de Saint-Quentin, dans sa région d'origine, mais il s'abstient de prendre son poste immédiatement. Finalement, il est élu par la Convention accusateur-public du nouveau tribunal criminel extraordinaire (futur tribunal révolutionnaire). Il donne alors sa démission du poste au tribunal de Saint-Quentin.

 

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