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12 Jul

13 juillet 1789: L’émeute s’étend

Publié par Louis XVI  - Catégories :  #[1789-1793]

Émeutes du lundi 13 juillet 1789

Incendie de quarante des cinquante-quatre barrières donnant accès sur Paris : les émeutiers veulent ainsi faire baisser le prix des grains et du pain – qui est à son niveau le plus élevé du siècle.

6 heures

Pillage du couvent Saint-Lazare où on dit que les grains seraient stockés.

8 heures

Les « électeurs » de Paris (c’est-à-dire ceux qui, au deuxième degré, ont élu les députés aux États généraux se réunissent à l’Hôtel de ville de Paris.

Ils forment un « comité permanent » et décident de créer une « milice bourgeoise » de 48 000 hommes.

Ils porteront une marque distinctive, une cocarde aux couleurs de la ville de Paris (rouge et bleu)

Pour les armer la foule pille le Garde-Meuble, où sont conservées des armes, mais anciennes et de collection.

17 heures

Une délégation des « électeurs » parisiens se rend aux Invalides pour demander les armes de guerre qui y sont stockées.

Refus du gouverneur.

Le lendemain, aura lieu la prise de la Bastille.

 

(saisie des stocks de grains, destruction des octrois, ouverture des prisons)

  • Création d'une milice bourgeoise pour assurer l'ordre dans la capitale, avec un effectif de 48 000 hommes.
  • Elle reçoit des armes (armuriers, invalides)
  •  Les officiers sont élus. Dès le lendemain, 14 juillet, elle participe à la prise de la Bastille, et le 15, elle est placée sous le commandement du général de La Fayette et prend le nom de Garde nationale.

 

Le tocsin sonne dès l'aube.

 

Des émeutiers pillent les armureries et délivrent des détenus des prisons.

 

l'Assemblée envoie une députation au roi pour lui demander de renvoyer les troupes et de confier la garde de la capitale à la milice bourgeoise.

 

Elle arrête également que si le roi agrée sa requête quatre-vingts de ses membres iront porter à Paris cette nouvelle consolante.

 

 

Réponse du Roi:

Je vous ai déjà fait connaître mes intention sur les mesures que les désordres de Paris m'ont forcé de prendre. C'est à moi seul de juger de leur nécessité, et je ne puis à cet égard apporter aucun changement. Suelques villes se gardent elle-mêmes, mais l'étendue de cette capitale ne permet pas une surveillance de ce genre. Je ne doute pas de la pureté des motifs qui vous portent à m'offrir vos soins dans cette affligeante circonstance, mais votre présence à Paris ne ferait aucun bien; elle est nécessaire ici pour l'accélération de vos importants travaux dont je ne cesse de vous recommander la suite.

 

 

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