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24 Jan

24 janvier 1727: Décès de Philippe de Bourbon-Vendôme

Publié par Louis XVI  - Catégories :  #Calendrier

Décès de Philippe de Bourbon-Vendôme

 

 7ème duc de Vendôme (1712-1727)
Grand prieur de France de l'Ordre de Malte
 

Chevalier de Malte (1666) 

Grand Prieur de l'ordre en France (1678) 

maréchal de camp (1691) 

lieutenant général (1693)

le Prieur de  de Vendôme (16551727)

 

Abbé commendataire de Saint-Victor de Marseille (1662-1703)

 

 

Parents

 

 

  frère de Louis Joseph, dit le Grand Vendôme, est un général français.

A l'âge de sept ans, il fut pourvu de l'Abbaye de la Trinité (42e abbé et 10e abbé commendataire). Ce n'est que la première des abbayes qu'il obtint, sans jamais y séjourner. Entré, en 1666, dans l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, il fit les campagnes de Hollande et d'Alsace, devint grand prieur de l'Ordre en France en 1678, maréchal de camp en 1691, lieutenant général en 1693 et prit une part active à toutes les campagnes d'Italie et de Catalogne jusqu'en 1705.

Ami des lettres, il mena dans son Palais du Temple à Paris la vie la plus fastueuse et souvent la plus scandaleuse.

À la mort de son frère, au prétexte qu'étant chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, il ne pouvait posséder des biens, Louis XIV annexa tous les biens de son frère et il dut se contenter de ses titres.

Abbé de la Trinité de Vendome, de St Victor de Marseille, de St Vigor de Cerisy, de St Honorat de Lerins, de St Mansuy de Toul et d'Ivry.

Philippe de Vendôme, le Prieur de Vendôme, fut pourvu de l'Abbaye de la Trinité (42e abbé et 10e abbé commendataire) à l'âge de sept ans . Ce n'est que la première des abbayes qu'il obtint, sans jamais y séjourner. Il fut également Grand Prieur de l'Ordre de Malte pour la France.

 


portrait par Jacob Ferdinand Voet
 

En 1669, il participe à sa première campagne à Candie où il accompagne son père, Louis de Vendome et son oncle, le duc de Beaufort.

 

A cette occasion, le nonce du pape lui fit présent de la châsse de Saint Théopiste, qu’il rapporta à l’église collégiale de St Georges de Vendome.

 

En 1670, il achète un pavillon de chasse (le pavillon Vendome) pour y loger sa maîtresse Françoise Moreau, chanteuse et danseuse renommée de l'Académie royale de musique.

 

Elle fut sa maitresse pendant vingt ans.

 

Il entretient la belle « Fanchon » et souhaite se retirer avec elle à la campagne « six mois par an » (cette campagne sera le pavillon Vendome)

 

En tant que militaire, il était comme son frère le duc de Vendome : courageux au combat, téméraire, et généralement aimé de ses hommes.

 

Il fut maréchal de camp à Steinkerque où il chargea les ennemis avec ardeur.

 

Il se distingua au combat de Sint Zeim, fut blessé à la cuisse, et Turenne fit de lui un éloge flatteur. Il se retrouva au passage du Rhin et traversa le fleuve à la nage au côté du maréchal de Vivonne.

 

Au siège de Valenciennes, il fut aide de camp et commanda les grenadiers.

 

A la bataille de Fleurus, le maréchal de Luxembourg fut si content de sa bravoure qu’il le choisit pour aller faire au roi le détail de l’action.

 

Enfin, il sert sous les ordres de son frère ainé, le duc de Vendome, en Italie et en Flandre.

 

Il se brouilla avec ce dernier pour des querelles de préséance.

 

Il fut fut disgracié pour son rôle négatif à la bataille de Cassano (1705)

 

En 1676, il tombe amoureux de la "belle Ludres" : Marie Elisabeth de Ludres.

 

Il aura pour habitude d'aimer les plus jolies femmes de son époque : Louise de Penancoët duchesse de Portsmouth et maitresse du roi d'Angleterre Charles II en 1683 ; Marie-Anne Mancini duchesse de Bouillon, sa tante, en 1685, et Marie Charlotte de la Porte de la Meilleraye marquise de Richelieu, sa cousine, en 1705, avec qui il ira vivre quelques mois à Gênes.

 

En 1678, Philippe de Vendôme, succéda au grand prieur Henri d'Estampes seigneur de Valençay.

 

Il s’installa au Temple en en 1712 et y vécut en homme de cour, philosophe, ami des lettres.

 

Fin gourmet, il institua les soupers du Temple où se réunissaient les plus spirituels épicuriens de la Régence : il mena la vie la plus fastueuse et souvent la plus scandaleuse.

 

Il dut renoncer au grand prieuré, en 1719, pour céder la place à Jean-Philippe d’Orléans, fils naturel du Régent et de Melle de Sery, comtesse d’Argenton.

 

On lui permit toutefois de conserver son titre de Prieur de Vendôme.

 

 

C’est à Lyon qu’il apprit la mort de son frère en 1712, nouvelle qui l’attrista énormément.

 

Il prit alors la résolution de passer le reste de ses jours dans la plus grande retraite.

 

On lui promit le chapeau de cardinal s’il se démettait de son grand prieuré du Temple.

 

Il fit la démarche mais s’aperçut trop tard qu’on l’avait amusé de vaines espérances

 

 

Après la mort de son frère (mort sans enfants), au prétexte qu'étant chevalier de l'Ordre de Malte, il ne pouvait posséder des biens, Louis XIV annexa tous les biens de son frère et il dut se contenter de ses titres.

 

St Simon (qui le détestait) disait de lui :

"le Grand Prieur est le plus terrible buveur du royaume, pendant trente ans, tous les soirs, on le porta ivre dans son lit"

A la fin de sa vie, il conçut l'idée d'abandonner son titre de chevalier de Malte pour se marier ; entretemps il démissionna de sa charge pour le bénéfice du fils batard du Régent Jean Philippe d'Orléans.

St Simon raconte ainsi cette transaction :

Le chevalier de Vendôme, grand prieur de France, avait passé sa vie à se ruiner et à manger tout ce qu'il avait pu d'ailleurs. Les biens du grand prieuré étaient tombés dans le dernier désordre, et l'ordre de Malte avait à cet égard une action toujours prête contre lui. Il avait tiré infiniment de Law John Law de Lauriston, et n'était pas d'avis d'en réparer ses bénéfices. Il la combla par vouloir avoir postérité, et ne put comprendre que cette postérité même serait un obstacle de plus à ses désirs. Il s'abandonna donc à sa chimère, et Law, son ami et son confident, en profita pour faire sa cour au régent, et procurer au bâtard qu'il avait reconnu de Mme d'Argenton le grand prieuré de France. Le marché en fut bientôt fait et payé gros. Pas un de ceux qui y entrèrent de part et d'autre n'étaient pas pour en avoir plus de scrupule que du marché d'une terre ou d'une charge, et l'ordre de Malte, ni le grand maître, pour oser refuser un régent de France. L'affaire se fit donc avec si peu de difficulté qu'on la sut consommée avant d'en avoir eu la moindre idée. Il s'en trouva davantage pour la dispense des voeux du chevalier de Vendôme, et pour celle de se pouvoir marier; mais il l'obtint enfin par la protection de M. le duc d'Orléans.... Cela fait, il chercha partout à se marier, et partout personne ne voulut d'un vieux ivrogne de soixante-quatre ou soixante-cinq ans, pourri de vérole, vivant de rapines, sans autre fonds de bien que le portefeuille qu'il s'était fait et dont tout le mérite ne consistait que dans son extrême impudence; lui, au contraire se persuadait qu'il n'y avait rien de trop bon pour lui. Il chercha donc en vain et si longtemps qu'il se lassa enfin d'une recherche vaine et ridicule. 11 continua sa vie accoutumée qu'il était incapable de quitter, qui l'obscurcit de plus en plus, et qui ne dura que peu d'années depuis cette dernière scène de sa vie

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