Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
15 Aug

Premier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reine

Publié par Louis XVI  - Catégories :  #Versailles: 1er Etage - Aile Centrale

Premier étage - Aile centrale


Les grands appartements 


Chambre de la reine


Premier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reine
Sous Louis XVI, le trajet habituel pour se rendre de la chambre à coucher du roi  à celle de la reine, passe par le cabinet du conseil, la grande chambre de parade (chambre de Louis XIV), l'antichambre de l'œil de bœuf où l'on emprunte un petit passage qui court dans la doublure de la galerie des glaces.
Avant d'y parvenir, le roi ne manque pas de rencontrer sur son passage toutes sortes de gardes, de garçons de chambre et autres officiers dédiés à son service et çà sa sécurité.

La discrétion est loin d'être assurée.
Premier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reine
D'un tempérament timide, Louis XVI souhaite rester discret sur ses allées et venues chez Marie Antoinette : il ne veut pas que l'on sache qu'il va coucher chez elle.

Il commande alors à son architecte Jean François Heurtier un passage en entresol, plus isolé et à l'abri des regards indiscrets.

Heurtier va créer un corridor qui s'étend sur près de 70 mètres de long.
Celui-ci prend place dans les appartements intérieurs du roi, depuis l'escalier semi circulaire dans la doublure de la galerie des glaces, passe sous le cabinet du conseil, la grande chambre de Louis XIV, l'antichambre de l'œil de bœuf pour ressortir au niveau de l'escalier privé des appartements intérieurs de la reine que l'on remonte pour déboucher presque immédiatement au niveau de la porte sous tenture à gauche de l'alcôve de la chambre de Marie Antoinette.

Louis XVI peut jouir de ce passage secret dès le retour de son sacre à Reims le 11 juin 1775, soit 10 jours après qu'il a été  commandité.

En 1789, pour fuir les émeutiers qui envahissaient le château, Marie antoinette emprunta le corridor ordinaire au premier étage, tandis que Louis XVI, pour la rejoindre et récupérer leurs enfants préféra « son » passage.

Les souverains eurent bien du mal à se retrouver, se croisant et se barricadant dans les appartements du roi.
Premier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reine
Passage entre la chambre de la reine et l'antichambre de l'œil de bœuf ou passage du roi,  formé par les pièces de l'Escalier du billard le cabinet de toilette, l'escalier d'entresol et l'Escalier des dupes.
Premier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reine
Passage du roi en entresol
 
  
  
Ce lit est une reconstitution qui date de la restauration de la chambre par Van Kamp et faite à partir de documents d'époques.
Le lit est recouvert de sa soierie d'été qui était celle que les révolutionnaires ont connu en octobre 1789.
La courtepointe originale a été rachetée par le musée de Versailles ainsi que 2 projets aquarellés pour la soierie, montrant la courtepointe et le dossier du lit.
C'est ce dessin qui a servi à sculpter la partie du dossier.
Le seul lit (par Sené) connu fait pour Marie Antoinette est celui de sa chambre à Fontainebleau, mais elle n'a jamais couché dedans.
Il faut noter que le lit de la reine est plus large que celui du roi.
C'était le lit conjugal.

Commentaire : Jacob Pierre
Petit lexique du lit au XVIIe et XVIIIe:
Ciel de lit : couronnement ou haut d'un lit.
Dais : couronnement d'un trône, d'un autel ou d'un lit de dignitaire.
Baldaquin : ciel de lit d'où pendent des rideaux.
Pavillon ou impériale : termes réservés plutôt à l'ouvrage de menuiserie qui constitue le châssis ou l'armature du ciel de lit.
Pentes : bandes de tapisserie qui pendent du ciel de lit autour du lit.
Bonnes graces : demi-rideaux d'un lit qui sont aux deux côtés du chevet
Chantourné : habillage en étoffe de la tete de lit.
Cantonnière : partie d'étoffe qui couvre les colonnes supportant le ciel de lit.
S'il n'y a pas de cantonnière, les rideaux (ou courtines) passent à l'extérieur des colonnes.
Châlit : bois de lit qui forme la base du lit.
Il est composé des quatre pieds, des deux pans ou battants qui relient les pieds dans le sens de la longueur et les deux traverses qui relient les pieds dans le sens de la largeur.
Courtepointe : synonyme de dessus de lit ou tapis de lit.
Lit à la française : Lit de bout, à un seul chevet qui se place contre le mur.
Le bâti est entièrement recouvert de tissu; quatre colonnes soutiennent un baldaquin de mêmes dimensions que la couche qui s'entoure de rideaux.
La barrière devant le lit s'appelle un balustre et c'est " un meuble d'étiquette" que l'on ne trouvait normalement que dans les chambres royales ou princières.
C'était un privilége royal.
  
Illustration : Jérémy Fontaine
  
  
Marie-Thérèse d'Autriche en habit de veuve (1717-1780)
placée au dessus du miroir au dessus de la cheminée.
Tapisserie exécutée par Michel-Henri Cozette le fils .Période : 18e siècle.
Date : 1773. Technique/Matière : tapisserie (textile)
Site de production : manufacture des Gobelins (fondée en 1662)
Hauteur : 0.950 m.Longueur : 0.720 m.
En 1773 la Reine fit encastrer en haut des miroirs placés entre les fenêtres,
au-dessus de la cheminée et face à celle-ci les portraits en tapisserie de la Savonnerie de sa mère l'Impératrice Marie-Thérèse,
de son frère l'Empereur Joseph II et de Louis XVI son époux.
 
Canapé à joues pleines en bois culpté et doré, livré en 1771
pour le meuble d'été de la chambre à coucher de la comtesse de Provence à Versailles
(état en 1993 après sa regarniture moderne pour être exposé dans la chambre de la Reine à Versailles)
Auteur : Foliot Nicolas-Quinibert (1706-1776)
Période : règne de Louis XV (1723-1774). Date : 1771.
Technique/Matière : bois (matière), doré, sculpté.
Hauteur : 1.060 m. Longueur : 2.140 m. Profondeur : 0.830 m.
  
Dessus de porte : « la Gloire s'emparant des Enfants de France », par Jean-François de Troy.
Allégorie (femme : France, enfant, bijou, fourrure, élément d'architecture).
146 H ; 115 L (de forme complexe)
Dessus-de-porte commandé par Louis XV en 1734 pour la la chambre de la reine
Enfants jardiniers : parclose :
panneau à droite de la porte donnant sur le salon des Nobles
  
  
Enfants jardiniers : parclose :
panneau à droite de la porte donnant sur le salon des Nobles
Premier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reine
 Cartel au mouvement de Jean-Baptiste (III) Baillon.
La console à décor de rocailles est ornée d'une tête de Borée entre deux dragons,
la pendule elle-même offre un cadran à pieds cambrés à palmes flanquant un masque de femme.
Premier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reine
    
Premier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reine Premier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reinePremier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reinePremier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reine
  
Premier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reinePremier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reinePremier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reine Premier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reinePremier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reine
Premier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reinePremier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reine Premier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reinePremier étage - Aile centrale - Les grands appartements - Chambre de la reine
Dessus de glace (entre-fenêtres) : "Louis XIV, roi de France et de Navarre en 1776 en grand manteau royal ; toile ovale
Auteur : Duplessis Joseph Siffred (1725-1802) (atelier de)
Période : 18e siècle
Technique/Matière : huile sur toile
Hauteur : 0.900 m.
Longueur : 0.720 m.
En 1773 la Reine fit encastrer en haut des miroirs placés entre les fenêtres, au-dessus de la cheminée
et face à celle-ci les portraits en tapisserie de la Savonnerie de sa mère l'Impératrice Marie-Thérèse,
de son frère l'Empereur Joseph II et de Louis XVI son époux.

 

Commenter cet article

À propos

Louis XVI au jour le jour