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12 Feb

12 février 1775: Cérémonies relatives au mariage de mme Clotilde, soeur de Louis XVI

Publié par Louis XVI  - Catégories :  #Calendrier, #Février, #1775, #Mariage

CEREMONIES RELATIVES AU MARIAGE DE MME CLOTILDE, SOEUR DE LOUIS XVI
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Dimanche 12 février 1775: déclaration du mariage de Mme Clotilde avec le prince de Piémont
Le comte de Viry, ambassadeur de Sardaigne, a une audience particulière avec Louis XVI. Il y est conduit par M. de La Briche, Introducteur des Ambassadeurs.
Le comte de Vergennes, ministre et secrétaire d’état aux affaires étrangères, est la seule personne qui assiste à cette audience.
Après audience, Louis XVI déclare le mariage de Madame Clotilde avec Charles Emmanuel de Savoie, prince de Piémont.

16 juillet 1775
Les maréchaux et fourriers des logis du Roi sont partis pour marquer les logis dans tous les endroits où Madame Clotilde doit séjourner jusqu’au Pont de Beauvoisin, d’où cette personne continuera son voyage en Savoie.

8 août 1775 : demande en mariage de Mme Clotilde pour le prince de piémont
Le comte de Viry, ambassadeur extraordinaire du Roi de Sardaigne en France, ayant reçu les pleins pouvoirs nécessaires pour faire, au nom de Sa Majesté Sarde, la demande de Mme Clotilde de France, sœur du Roi, en mariage avec le prince de Piémont, se rend à Versailles, ce jour, fixé par Louis XVI pour cette cérémonie.

Le prince de Marsan, M. de Tolozan, introducteur des ambassadeurs, et M ; de Sequeville secrétaire ordinaire à la conduite des ambassadeurs, vont, avec les carrosses du Roi et de la Reine, prendre le comte de Viry à Paris, pour le conduire à Versailles à sa première audience avec Louis XVI. La marche se fait dans l’ordre suivant :
Le carrosse de l’introducteur des ambassadeurs, le carrosse du prince de Marsan, le carrosse du Roi, précédés de ceux de l’Ambassadeur, et de la Livrée qui est très nombreuse, de ses officiers et valets de chambre, à cheval, de son écuyer et de ses pages aussi à cheval. Le carrosse de la Reine, dans lequel se trouve M. de Sequeville, l’abbé Chevrier, secrétaire de l’ambassadeur extraordinaire, et une partie des seigneurs piémontais qui font partie du cortège du comte de Viry. Les trois carrosses de l’ambassadeur ferment la marche et sont remplis des autres gentilshommes piémontais de sa suite.

A son passage dans l’avant-cour du château, l’ambassadeur trouve les compagnies des gardes françaises et suisses sous les armes, et les officiers saluant du chapeau, les tambours appelant dans la cour, les gardes de la porte et de la prévôté en haie et sous les armes à leurs postes ordinaires.

Il descend dans la salle des ambassadeurs, qui se trouve au rez de chaussé de la Vieille Aile côté cour ; où il repose jusqu’à l’heure de l’audience avec le Roi.

A l’heure dite, l’ambassadeur s’y rend précédé de tout son cortège. Les gardes de la porte sont en haie depuis la salle des ambassadeurs jusqu’à la grille, au-dedans de laquelle il est reçu par le marquis de Dreux, Grand Maître des Cérémonies, par M. de Nantouillet, maître des Cérémonies et par M. de Wattronville, aide des cérémonies. Les Cent Suisses de la Garde du Roi, la hallebarde à la main, les tambours, la baguette haute, sont en haie depuis l’entrée du vestibule jusqu’en haut de l’escalier, le lieutenant à la porte en-dedans de la grille et un exempt ; le drapeau sur le palier au milieu de l’escalier, et d’autres officiers en haut de l’escalier.

L’ambassadeur est reçu, dans la salle des gardes du corps, par le duc de Villeroy, capitaine des gardes du corps du Roi, en quartier. Les gardes du corps sont en haie et sous les armes.

Lorsque l’ambassadeur commence à parler, Louis XVI se couvre et lui fait signe de se couvrir. Après avoir complimenté le Roi, il fait, au nom du Roi de Sardaigne, la demande de Madame Clotilde pour le prince de Piémont. Louis XVI le lui accorde dans les termes les plus obligeants et les plus expressifs de l’amitié qui subsiste entre les deux Cours, et avec les témoignages de la plus grande satisfaction. Le comte de Viry présente, ensuite au Roi, son fils le baron de la Perrière, et l’abbé Chevrier, son secrétaire.

Le comte de Viry est, par la suite, conduit à l’audience publique de la Reine, de Monsieur, de Madame, de M. le comte d’Artois, de Madame Clotilde, de Madame Elisabeth, Madame Adélaïde, Madame Victoire et Madame Sophie.

Après avoir été traité à dîner par les officiers du Roi, le comte de Viry est reconduit à son hôtel à Paris, dans les carrosses du Roi et de la reine, avec les mêmes cérémonies du matin.

16 août 1775 : fiançailles et signature du contrat de mariage
Au jour fixé par Louis XVI pour la signature du contrat de mariage de Mme Clotilde, le prince de Marsan et M. de Tolozan, introducteur des ambassadeurs, vont prendre, dans les carrosses du Roi et de la Reine, le comte de Viry pour l’amener à Versailles. Il est accompagné dans le même cortège qu’il avait eu le 8 août, jour de l’audience publique qu’il avait eu du Roi ; et il reçoit les mêmes honneurs. Il est traité par les officiers du Roi, à une table dont M. Boutet d’Egvilly, maître d’hôtel du Roi, fait les honneurs.

Quelques temps avant l’heure fixée pour les fiançailles, le comte de Viry, précédé de son cortège et suivi de plusieurs seigneurs piémontais, sort de la salle des ambassadeurs, pour se rendre chez Monsieur. L’appartement de Monsieur se trouve au rez de chaussée du corps central ; il s’agit de l’appartement d’ordinaire occupé par le Dauphin. Lors de la cérémonie de mariage, Monsieur représentera le prince de Piémont. Pour cela, le comte de Viry a remis, la procuration du prince, à Monsieur.

Le comte de Viry, qui avait le prince de Marsan à sa droite et l’introducteur des ambassadeurs à sa gauche, prie Monsieur, après lui avoir fait le compliment d’usage, de venir chez le Roi pour les fiançailles. Comme représentant du prince de Piémont, Monsieur marche à la droite du comte de Viry. Le prince de Marsan se trouve à leur droite, et l’introducteur des ambassadeurs à leur gauche.

Depuis le Grand escalier, Monsieur et l’ambassadeur de Sardaigne sont précédés par le Grand Maître des Cérémonies, par le maître et l’aide des Cérémonies. Lorsqu’ils entrent dans le Cabinet du Roi, ce dernier est avec les princes. Monsieur va prendre sa place, en fonction de son rang, près du Roi. Louis XVI se trouve au bout d’une table qui a été placé dans le fond du Cabinet. L’ambassadeur sarde s’approche de Louis XVI et le complimente.

Marie Antoinette, ayant été avertie par le Grand Maître des Cérémonies que Louis XVI est dans son Cabinet, sort de son appartement et se rend auprès du Roi. Elle conduite par son chevalier d’honneur le comte de Tavannes, et par son premier écuyer le comte de Tessé. De plus, son cortège se compose de Madame, mme Adélaïde, Mme Victoire et de Mme Sophie, suivies de leurs chevaliers d’honneur et premiers écuyers.

Mme Clotilde quitte son appartement situé dans l’Aile des Princes, donnant sur le parterre du Midi, pour se rendre chez la Reine. Elle est accompagnée par les princesses et par un grand nombre de dames de la Cour. M. le comte d’Artois lui donne la main, et Mme Elisabeth porte la queue de sa mante qui est de gaze d’or. La comtesse de Marsan, Gouvernante des Enfants de France, et la princesse de Guémené, sa survivancière, sont auprès de Mme Clotilde et de Mme Elisabeth.
Marie Antoinette est suivie des princesses, de la maréchale de Mouchy, sa dame d’honneur, la princesse de Chimay, sa dame d’atours, des dames du palais de la Reine, des dames pour accompagner les princesses, et d’un grand nombre de dames de la Cour. Arrivée dans le Cabinet du Roi, la Reine se place à gauche du Roi à l’autre bout de la table. Monsieur et M. le comte d’Artois se placent du côté du Roi. Madame, Mme Clotilde, Mme Elisabeth, Mme Adélaïde, Mme Victoire et Mme Sophie se placent du côté de la Reine. Quand au comte de Viry, il est placé seul, vis-à-vis de la table, entre la double ligne des princes et des princesses du sang.

Lorsque les princes et princesses du sang ont pris leurs places, et les seigneurs et dames de la Cour se sont rangés, à leur tour, des deux côtés du Cabinet, le comte de Vergennes, ministre et secrétaire d’état aux affaires étrangères, s’avance près de la table du côté du Roi. M. de Lamoignon de Malesherbes, ministre et secrétaire d’état à la Maison du Roi, se met à l’autre bout. Le comte de Vergennes lit le commencement du contrat, qui est signé par Louis XVI, Marie Antoinette, Monsieur, Madame, M. le comte d’Artois, Mme Clotilde, Mme Elisabeth, Mme Adélaïde, Mme Victoire, et Mme Sophie. La plume est présentée par le comte de Vergennes. Les princes et princesses du sang signent le contrat, dans la même colonne que le Roi. Le comte de Viry signe seul, dans la seconde colonne, vis-à-vis du duc d’Orléans.

Dès que le contrat est signé, S.E. le cardinal de La Roche Aymon, Grand Aumônier de France, en rochet et camail, entre dans le Cabinet et se place devant la table. Mme Clotilde et Monsieur, se sont mis à sa droite. Le Grand Aumônier de France procède à la cérémonie des fiançailles.

Après cette cérémonie, Monsieur est reconduit, à son appartement, par l’ambassadeur sarde, de la même manière qu’il en avait été amené chez le Roi.

Le comte de Viry est ensuite reconduit, à son hôtel, avec les mêmes cérémonies qu’à son arrivée à Versailles.

18 août 1775 : révérences de la Cour
Louis XVI et Marie Antoinette reçoivent les révérences des princes et des princesses du sang, et des seigneurs et dames de la Cour, à l’occasion du mariage de Mme Clotilde.

Monsieur, Madame, M. le comte d’Artois, Mme Clotilde et Mme Elisabeth reçoivent les mêmes révérences.

20 août 1775
Le comte de Viry, ambassadeur extraordinaire du Roi de Sardaigne, se rend à Versailles pour présenter, au nom du Roi son maître et du prince de Piémont, une parure complète et très riche de diamants.
Un des bracelets, présentés le 8, jour de la demande publique, à Mme Clotilde, avait le portait du prince de Piémont. Ils faisaient partie de cette parure.

21 août 1775 : cérémonies de mariage et Festin Royal
M. de Sequeville, secrétaire ordinaire du Roi à la conduite des ambassadeurs, étant allé prendre, dans le carrosse du Roi, M. de Tolozan, introducteur des ambassadeurs, ils se rendent tous deux chez le prince de Marsan, qu’ils accompagnent ensuite chez le comte de Viry. Il reçoit ce dernier avec les cérémonies d’usage en pareil cas.
Le comte de Viry monte dans le carrosse du Roi avec le prince de Marsan, M. de Tolozan, le baron de la Perière, son fils et quelques gentilshommes piémontais. M ; de Sequeville monte dans le carrosse de la Reine avec l’abbé Chevrier, secrétaire de l’ambassade extraordinaire, et l’autre partie des seigneurs piémontais.

La marche part pour Versailles et se fait dans l’ordre suivant :
Le carrosse de l’introducteur des ambassadeurs, le carrosse du prince de Marsan, le carrosse du Roi précédé de deux suisses de l’ambassade, à cheval et à sa livrée, et ses officiers et valets de chambre à chevale, de son écuyer et de ses pages aussi à cheval ; le carrosse de la Reine et les trois carrosses de l’ambassadeur qui ferment la marche.

Dans l’avant cour du château, à son passage, l’ambassadeur trouve les compagnies françaises et suisses sous les armes, et les officiers saluant du chapeau, les tambours appellent dans la cour ; les gardes de la porte et de la prévôté en haie et sous les armes à leurs portes ordinaires. Il descend à la salle des ambassadeurs où il se repose jusqu’au moment où il sera reçu chez Monsieur. Il l’accompagnera chez le Roi.

Lorsqu’il y va précéder de tout son cortège, les gardes de la porte sont en haie depuis la salle des ambassadeurs jusqu’à la grille. Au bas de l’escalier, il est reçu par le marquis de Dreux, Grand Maître des Cérémonies ; par M. de Nantouillet, maître des Cérémonies et par M. de Watronville, aide des Cérémonies. Les Cent Suisses de la Garde du Roi, la hallebarde à la main, les tambours, la baguette haute, sont en haie depuis l’entrée du vestibule jusqu’au haut de l’escalier, le lieutenant à la porte en dedans de la grille, et un exempt ; drapeau sur le palier, au milieu de l’escalier, et d’autres officiers en haut de l’escalier.

Le comte de Viry est reçu, dans la salle des gardes du corps, par le duc de Villeroy, capitaine des gardes du corps du Roi, en quartier. Les gardes du corps du Roi sont en haie et sous les armes. Après avoir complimenté le Roi, l’ambassadeur se rend, à 13 heures, à la chapelle, précédé de son cortège, et placé sur une forme à la droite du prie dieu du Roi, entre le prince de Marsan et M. de Tolozan, et près de l’Autel pour être témoin du mariage de Mme Clotilde.

Louis XVI, précédé de Monsieur accompagné de ces principaux officiers et du prince de Condé, se rend, vers 12h30, à la chapelle. Le Roi, devant laquelle les deux Huissiers de la Chambre portent leurs masses, est aussi accompagné de ses principaux officiers. Le Grand Maître, le Maître et l’Aide des Cérémonies marchent devant Louis XVI, à la tête du cortège.
Marie Antoinette suit, accompagné de ses dames d’honneur et d’atours, et de ses dames du palais.
Mme la princesse de Piémont, à laquelle M. le comte d’Artois donne la main, est suivie par la comtesse de Marsan, Gouvernante des Enfants de France, et marche après le Reine.
Mme Elisabeth, suivie de la princesse de Guémené, Gouvernante des Enfants de France en survivance ; Mme Adélaïde, Mme Victoire et Mme Sophie, aussi accompagnées de leurs dames d’honneur et d’atours, et des dames qui doivent les accompagner, suivent la Reine.
Mademoiselle et la princesse de Lamballe marchent aussi à la suite de la Reine.

En arrivant à la chapelle, le Roi et la Reine s’étant avancés jusqu’au prie dieu, Monsieur et Mme la princesse de Piémont se mettent à genoux sur deux carreaux placés sur les marches qui montent au sanctuaire. M. le comte d’Artois, Mme Elisabeth, Mme Adélaïde, Mme Victoire et Mme Sophie vont se placer aux deux côtés de Leurs Majestés dans leur rang ordinaire.
S.E. le cardinal de La Roche-Aymon, Grand Aumônier de France, sort de la sacristie, au moment où le Roi et la Reine arrivent à la chapelle, et va leur présenter l’eau bénite. Il monte ensuite à l’Autel et prononce un discours relatif à la cérémonie. Le Roi, la Reine et la Famille Royale s’approchent de l’Autel. Le comte de Viry s’approche de l’Autel pour être témoin du mariage.
S.E. le cardinal de La Roche-Aymon commence la cérémonie par la bénédiction des treize pièces d’or et d’un anneau d’or. Il les présente ensuite à Monsieur qui met l’anneau d’or au quatrième doigt de Mme la princesse de Piémont, et lui donne les treize pièces d’or en foi de mariage. Le cardinal de la Roche Aymon ayant demandé à Monsieur si, comme procureur du prince de Piémont, il prend Mme Clotilde pour femme et légitime épouse, ce prince, avant de répondre « oui », se tourne du côté du Roi et lui fait une profonde révérence. La princesse ne fait la même réponse qu’après avoir demandé la permission du Roi et de la Reine, ainsi que cela s’était pratiqué le jour des fiançailles.
Les cérémonies du mariage ayant été achevées, Mme la princesse de Piémont et Monsieur, ayant reçu la bénédiction nuptiale, le Roi et la Reine reviennent à leur prie dieu. Le Grand Aumônier commence, alors, la messe pendant laquelle la Musique du Roi exécute un Motet de la composition de M. Mathieu, maître de musique de la chapelle du Roi en semestre.
Après l’Offertoire, Mme la princesse de Piémont va à l’offrande, ainsi que Monsieur. A la fin du Pater, Mgr de Coëtlosquet, premier aumônier de Monsieur, et l’abbé de Beaumont, aumônier de quartier du Roi, étendent et soutiennent, au-dessus de la tête de Mme la princesse de Piémont et de Monsieur, un poêle de brocard d’argent, et ils ne l’ôtèrent qu’après que le cardinal de La Roche-Aymon achève les prières ordinaires.

Après que la messe soit finie, le cardinal de La Roche-Aymon s’approche du prie dieu de Leurs Majestés, et leur présente les registres ordinaires des mariages de la paroisse qui a été apporté par le père Allard, curé de la paroisse du château, qui avait assisté à la cérémonie du mariage, ainsi qu’à celles des fiançailles. Le Roi, la Reine, Monsieur, Madame, M. le comte d’Artois, Mme la princesse de Piémont, Mme Elisabeth, Mme Adélaïde, Mme Victoire, Mme Sophie, et le prince de Condé signent sur les registres. Après quoi, Louis XVI et Marie Antoinette retournent à leurs appartements.

Après cette cérémonie, le comte de Viry attend, chez le Roi, le retour de Monsieur, qu’il ramène à son appartement, d’où il se rend, précédé de tout son cortège, chez Mme la princesse de Piémont.
Le comte de Viry est ensuite reconduit à la salle des ambassadeurs, et traité par les officiers du Roi à une table de 40 couverts, dont M. Henin, maître d’hôtel du Roi, fait les honneurs.

Sur les 18 heures, Le Roi et la Reine, accompagnés de la Famille Royale et des princes et princesses qui les avaient accompagnés à la cérémonie du mariage, passent dans la Grande Galerie où ils tiennent Appartement et jouent à différents jeux.
A son tour, le comte de Viry se rend dans le Grand Appartement, où Louis XVI et Marie Antoinette tiennent leurs jeux. Il est reconduit vers 21 heurs, à son hôtel à Paris, dans les carrosses du Roi et de la Reine. Il est accompagné par M. de Tolozan, introducteur des ambassadeurs, et de M. de Sequeville, secrétaire ordinaire du Roi à la conduite des ambassadeurs.

Ensuite, Louis XVI et Marie Antoinette se rendent dans le salon qui a été préparé à la salle de spectacle, pour le Festin Royal, et y soupent au Grand Couvert avec la Famille Royale. Mademoiselle et la princesse de Lamballe ont l’honneur d’y participer.
La Musique du Roi exécute, pendant le Festin Royal, plusieurs morceaux de symphonies sous la conduite de M. Dauvergne, surintendant de la Musique du Roi.

22 août 1775 : compliments faits à Mme la princesse de Piémont et bal paré
Le Corps de Ville de Paris ont l’honneur de faire son compliment à Mme la princesse de Piémont.
Mme la princesse de Piémont reçoit aussi les compliments des ambassadeurs qui se rendent chez elle en corps.

Vers 18h30, Louis XVI et Marie Antoinette, accompagnés de la Famille Royale, du prince de Condé, de Mademoiselle et de la princesse de Lamballe, se rendent dans le salon qui avait été préparé pour le bal paré sur le théâtre de la salle de spectacle. La Cour est très nombreuse et très brillante. Marie Antoinette et Monsieur ouvrent le bal, et M. le comte d’Artois danse le second menuet avec Mme la princesse de Piémont.

27 août 1775 : départ de Mme la princesse de Piémont pour le duché de Savoie
Mme la princesse de Piémont part du château de Versailles pour se rendre au château de Choisy, accompagnée de Mme Elisabeth, de la comtesse de Marsan, Gouvernante des Enfants de France, et de la comtesse de Breugnon, sous-gouvernante, et des marquises de Sérent et de Bonnac nommées par le Roi pour accompagner dans son voyage cette princesse suivie d’un détachement de gardes du corps du Roi, ainsi que des officiers de la Maison du Roi qui doivent la servir jusqu’au moment où elle aura joint ses propres officiers sardes.
Louis XVI et Marie Antoinette, ainsi que la Famille Royale, se rendent à Choisy le même jour.
La première étape, du voyage de Mme la princesse de Piémont pour le duché de Savoie, est la ville de Nemours.

2 septembre 1775 : départ de Monsieur et Madame pour le duché de Savoie
Monsieur et Madame partent pour Chambéry. Le prince voulant se dispenser du cérémonial, dans les endroits par lesquels il doit passer, voyage incognito, et prend le titre de « comte d’Alençon ».

6 septembre 1775 : remise de Mme la princesse de Piémont
Le comte de Viry, commissaire plénipotentiaire de Sa Majesté Sarde, ayant reçu la princesse des mains du comte de Tonnerre, la conduit dans une pièce qui a été disposé pour sa toilette, où elle est servie par sa cour piémontaise.

SAR le prince de Piémont vient rendre visite à Mme la princesse de Piémont. Après quelques instants, le prince de Piémont remonte dans ses carrosses escorté d’un détachement des gardes du corps du Roi de Sardaigne.

A 11 heures, Mme la princesse de Piémont, précédé du comte de Viry et escortée de 50 gardes du corps piémontais, se dispose à partir, laissant mille regrets à la France et portant la joie à la Cour de Piémont. Elle traverse le pont de Beauvoisin, pour se rendre aux Ecuelles, ville où le Roi de Sardaigne s’était rendu pour la recevoir et lui donner à dîner.
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C'est le dernier mariage célébré au Château de Versailles pour un membre de la Famille Royale.

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