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09 Aug

10 août 1792: Les gardes Suisses se font massacrer aux Tuileries

Publié par Louis XVI  - Catégories :  #[1789-1793]

Le 10 août 1792 est une date-clé pour l'édification de la République française... et un cauchemar dans l'histoire des Suisses au Service de la France

Retour sur cette journée historique, qui s'est déroulée dans un lieu que certains, aujourd'hui, rêvent de ressusciter.

 

«Jamais, depuis, aucun de mes champs de bataille ne me donna l'idée d'autant de cadavres que m'en présentèrent les masses de Suisses [...]»

C'est un expert en boucheries humaines qui s'exprime là, puisqu'il s'agit de Napoléon, qui se souvient, sur le tard, de cette fameuse journée du 10 août à laquelle il assista, alors jeune capitaine, en spectateur.

Le massacre du 10 août ou la fin de 13 siècles de monarchie en France.

 

«Qu'un sang impur abreuve nos sillons»

  Cet été-là est orageux.

 

Depuis avril, la France est en guerre contre l'Autriche.

 

Elle le sera bientôt contre la Prusse. Paris est électrique. Pression extérieure, échauffement intérieur, avec un roi qui refuse les décrets de l'Assemblée législative.

 

Le 20 juin déjà, la foule a envahi les Tuileries, coiffant Louis XVI d'un bonnet phrygien qui le fera passer pour un pitre...

Le 1er août, on apprend à Paris que le duc de Brunswick, commandant des troupes ennemies, menace la ville de destruction s'il devait être fait le moindre outrage à la famille royale.

 

L'insurrection monte.

 

Et est amplifiée encore par les «fédérés», volontaires de l'armée française, qui arrivent des provinces.

Ainsi les Marseillais, révolutionnaires exaltés, entrent-ils à Paris en entonnant un chant sanguinaire, le «Chant de guerre de l'armée du Rhin»

 

Le 10 août aura la couleur de ce brûlot écrit par Rouget de Lisle et qui deviendra plus tard «La Marseillaise».

Le tocsin sonne dans la nuit du 9 au 10 août, au matin duquel se constitue la «Commune insurrectionnelle de Paris». Louis XVI et sa famille sont aux Tuileries, entourés par leurs Gardes Suisses, un certain nombre de gentilshommes et des gardes nationaux, ceux qui ne sont pas encore passés du côté de la Révolution.

 

Les Gardes-Françaises ont quant à eux quitté le bateau depuis belle lurette.

Ce jour-là, le peuple va envahir les Tuileries... alors que le roi a quitté les lieux dès 8h30 du matin pour se réfugier auprès de l'Assemblée.

«Le Roi ordonne aux Suisses de déposer à l'instant leurs armes et de se retirer dans leurs casernes», écrit Louis XVI.

«Le Roi ordonne aux Suisses de déposer à l'instant leurs armes et de se retirer dans leurs casernes»

écrit Louis XVI.

 


 

Carnage

Le premier assaut est donné à 9h30.

 

Les combats dureront jusqu'à 16h30.

 

Entretemps, Louis XVI aura fait transmettre l'ordre aux Suisses de déposer les armes et de retourner dans leurs casernes.

 

Au vu du climat paroxystique qui règne ce jour-là aux Tuileries, c'est de fait une véritable condamnation à mort.

Les Suisses, appelés depuis des décennies à assurer principalement des tâches de police, détestés par les Gardes-Françaises qui sont passés du côté de la Révolution, ancrés dans leur fidélité à un monarque accusé de pactiser avec l'ennemi extérieur, sont à ce moment-là haïs par la population.

Le carnage sera à l'échelle de cette haine.

 

Des soldats sont égorgés, d'autres littéralement découpés en morceaux...

 

Bonaparte notera que «des femmes bien mises se portent aux dernières indécences sur les cadavres des Suisses».

Combien d'entre eux mourront-ils ce jour-là?

 

Les chiffres fluctuent selon les ouvrages: 760, 630...

 

L'historien franco-suisse Jacques Czouz-Tornare revoit ces chiffres à la baisse en parlant quant à lui de moins de 400 victimes, plus 70 environ lors des exécutions qui suivront en septembre.

Quoi qu'il en soit, devant le succès des insurgés, l'Assemblée prononce la suspension du roi.

 

Le 10 août 1792 met brutalement fin à treize siècles de monarchie en France.

 

Parfums d'émotion

Mais le massacre des Gardes Suisses reste présent dans certaines mémoires. «Ils ont quitté leurs casernes, celle de Rueil en particulier, pour aller défendre le roi.

 

Et ils savaient que ce n'était pas pour une partie de plaisir: ils avaient enterré leurs drapeaux dans la cour de la caserne», raconte Liliane Kalenitchenko, conservatrice du Musée de Rueil-Malmaison, qui inclut le Musée Franco-Suisse.

Avant d'ajouter

«Leur drapeau portait la mention 'Honneur et fidélité'

 

C'est d'ailleurs ce qui leur a été reconnu par tout le monde. Une fois qu'ils avaient prêté serment, c'était 'à la vie, à la mort', ils l'ont prouvé le 10 août 1792».

Pour l'historien Pascal Payen-Appenzeller, la création du musée de Rueil est une petite revanche

«Si nous avons été massacrés aux Tuileries, c'est parce que nous avions remplacé les Gardes-Françaises, qui avaient décampé. Jamais nous n'aurions dû être là».

Point de vue discutable, puisque les Gardes Suisses étaient eux aussi les gardes des châteaux du roi.

 

A noter que l'enthousiaste historien, pour évoquer les Gardes Suisses, dit «nous» ou «on» comme les supporters de foot lorsqu'ils parlent de leur équipe nationale !

Le Palais des Tuileries... bientôt de retour entre Louvre et Concorde? (Image D.R.)

Le Palais des Tuileries... bientôt de retour entre Louvre et Concorde?

 

Controverse et reconstruction

En novembre 2005, le ministre suisse de la défense, Samuel Schmid, alors président de la Confédération, profita d'un voyage officiel à Paris pour se rendre au Musée de l'armée, Hôtel des Invalides, et y assister à l'apposition d'une plaque à la mémoire des Gardes Suisses.

Une plaque originellement destinée à la Chapelle expiatoire de Louis XVI, là où se trouve le charnier des soldats suisses tués le 10 août 1792.

 

Mais le ministère français de la culture refusa cette demande, formulée par une association suisse baptisée «Fondation 1792».

Alors que les autorités fédérales passeront délicatement sur l'affaire, d'aucuns parleront de «camouflet» à l'encontre de la Suisse.

 

Une pétition circule d'ailleurs pour que la France revienne sur sa décision...

Mais peut-être un jour cette plaque trouvera-t-elle une place encore plus légitime que la Chapelle expiatoire.

 

Car depuis 2002, faisant suite à de nombreuses autres initiatives, existe un «Comité national pour la reconstruction des Tuileries»

 

Y siègent notamment l'ancien politicien Philippe Seguin, l'écrivain Maurice Druon ou l'historien Jean Tulard.

Et Edouard Secrétan, d'origine suisse

«La première chose qu'il a demandée, en cas de reconstruction des Tuileries, c'est que la plaque soit placée au pied de l'escalier des Tuileries», souligne Liliane Kalenitchenko... elle aussi fervente partisane de la reconstruction du palais.

 

 

 

Le sang des Bourbons 

mort du roi et naissance de la République

Avec l’historienne Marie-Hélène Baylac

 

Le 10 août 1792, les « patriotes », qui réclament la déchéance de Louis XVI, prennent d’assaut le château des Tuileries, pénètrent dans la cour, fraternisent avec une partie des défenseurs, mais les Suisses contre-attaquent.
C’est le massacre : 413 morts du côté des assaillants, 1000 dans les rangs des défenseurs.
C’est aussi la naissance d’un mythe qui va justifier en partie l’exécution du roi : Louis XVI a attiré le bon peuple pour le faire égorger, procédant à une nouvelle « Saint-Barthélémy », le massacre de la Saint-Laurent.
Explications en compagnie de Marie-Hélène Baylac.

 

http://www.canalacademie.com/emissions/pag684.mp3

  Cliquez pour écouter l'émission

 

Emission proposée par : Anne Jouffroy

 
Référence : pag684
Adresse directe du fichier MP3 : http://www.canalacademie.com/emissions/pag684.mp3
Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/ida5200-Le-sang-des-Bourbons-mort-du-roi.html
Date de mise en ligne : 20 décembre 2009

Marie-Hélène Baylac

Marie-Hélène Baylac

 

Marie-Hélène Baylac, agrégée d’Histoire, parle de son dernier livre Le Sang des Bourbons paru chez Larousse. Du 10 août 1792 au 21 janvier 1793 c’est la marche sanglante vers la République.

Avant l’assaut, les autorités départementales ont convaincu le roi de se rendre, avec sa famille, dans la salle du Manège, où siège l’assemblée législative. Sous la pression des insurgés, les 284 députés présents (sur 745 élus) suspendent Louis XVI de ses fonctions et décident l’élection d’une convention pour prendre les mesures destinées à « assurer la souveraineté du peuple. » Le 13 au soir, la famille royale est emprisonnée au Temple.
C’est le début du processus qui conduit à l’instauration de la République, une république née de l’abolition de la royauté, le 21 septembre 1792, mais, plus encore, de l’exécution du roi le 21 janvier 1793. Car, pour les radicaux, « Louis ne peut être jugé, il est déjà condamné, il est condamné ou la République n’est point absoute. » (Robespierre)

En puisant aux sources les plus diverses - documents officiels, mémoires des protagonistes du drame, presse patriote - tant les sources d’où émergent la figure du roi tyran que celles qui sont à l’origine de la figure du roi martyr – l’auteur faire revivre cet épisode majeur de l’Histoire de France. S’en dégagent quelques temps forts :

Les prisonniers assassinés


- Le 2 septembre, dans un climat de peur provoqué par la chasse au complices du roi et par l’invasion de la France par les armées austro –prussiennes, les radicaux lancent l’idée qu’il faut purger les prisons des conspirateurs qui s’apprêtent à en sortir pour délivrer Louis XVI et massacrer les patriotes.En cinq jours, une centaine d’hommes (peut-être 300), massacrent 1300 prisonniers, terrorisant pour de longs mois la majorité silencieuse.

la royauté abolie


- Le 20 septembre, la Convention se réunit. Le lendemain, les 371 députés présents (sur 749 élus) abolissent la royauté par acclamation, sans même en débattre. « Qu’est-il besoin de discuter quand tout le monde est d’accord . Les rois sont dans l’ordre moral ce que les monstres sont dans l’ordre physique. » (L’abbé Grégoire). On décide que désormais les actes publics seront datés de l’an I de la République.

Le jugement du citoyen Capet


- Le 2 décembre, la Convention décrète qu’elle jugera « le citoyen Capet ». Le souverain déchu comparait à deux reprises, le 11, puis le 26 décembre. Sa défense est maladroite. Il rentre au Temple, convaincu que « la lutte est terminée. » Ses partisans espèrent pourtant lui épargner le châtiment suprême en prévoyant de faire appel au peuple de la décision de la Convention.

La mort du roi : une voix de majorité


- Le 14 janvier 1793, les opérations de vote débutent. Chaque élu vient énoncer à la tribune son choix et peut le motiver. A la première question – « Louis est-il coupable ? » - , 643 députés sur 721 répondent « oui », sans surprise. On passe aussitôt à la seconde question : « Votre décision sera-t-elle soumise à la ratification du peuple ? » 424 députés se prononcent contre l’appel au peuple. L’argument des radicaux a porté : en appeler au peuple, ce serait risquer d’ouvrir une guerre civile. C’est la consternation chez les défenseurs de Louis XVI. Enfin le 16 au soir, débute le dernier vote : « Quelle peine Louis a-t-il encourue ? » L’opération dure toute la nuit et toute la journée du lendemain, dans un climat de tension extrême. La mort sans condition ne l’emporte qu’à une voix de majorité.

 

- Le 21 janvier, à 10 h 22, la tête du roi tombe. Les chefs de file montagnards et la presse saluent l’exécution comme l’acte fondateur de la République : « La tête du tyran vient de tomber sous le glaive de la loi ; le même coup a renversé les fondements de la monarchie parmi nous ; je crois enfin à la république. » (Marat) « Le sang de Louis Capet, versé par le glaive de la loi, nous lave d’une flétrissure de treize cent années. Ce n’est que depuis lundi que nous sommes républicains. » (Prudhomme)

 

Gardes suisses morts les 10 août, 2 et 3 septembre 1792

«Le Roi ordonne aux Suisses de déposer à l'instant leurs armes et de se retirer dans leurs casernes», écrit Louis XVI. 

Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui m’aident à établir cette liste encore incomplète.

Jean-Christophe Vallet

AFFOLTER Jean, de Soleure, tué le 10 août
ALBOT Jean, de Lucerne, tué le 10 août
ALLIMANN, originaire de Soleure, adjudant, massacré à la prison de la Conciergerie
AUGER Jean, de Soleure, tué le 10 août
BADER Jean, de Lucerne, tué le 10 août
BAPST Claude, de fribourg, tué le 10 août
BACHMANN Pierre, de Soleure, tué le 10 août
BAUMANN Abraham, de Berne, tué le 10 août
BAUMANN Léonce, de Soleure, tué le 10 août
BAUMANN Urs, de Soleure, tué le 10 août
BEGOULLE Jacques, de Genève, tué le 10 août
BEKIN, (BEGUIN) chirurgien major, tué sur le champ de bataille
BERNHARD Jean, sergent major, de Soleure, tué le 10 août
BERNHARD Nicolas, de Soleure, tué le 10 août
BERTSCHY Jean, de Wünevill, (Fribourg), fusilier au régiment des gardes suisses, tué le 10 août 1792.
BERTSCHI Joseph, de Fribourg, tué le 10 août
BESANCON Jean-Daniel, de Genève, tué le 10 août
BOSSI Jacques, des grisons, tué le 10 août
BRODER Bartholomé, de St Gall, tué le 10 août
BRUNNER Joseph, de Soleure, tué le 10 août
BUCHER François Joseph, de Unterwald, tué le 10 août
BUCHER Josqeph Gerold de Zug, tué le 10 août
BUELER Fridolin, caporal tambour de Lucerne, tué le 10 août
CAGLIERI Joseph, du Tessin, tué le 10 août
CASTELLA Pierre, de fribourg, tué le 10 août
CHAULET Simon-Bernard, Valaisan entré au régiment en tant que tambour, le 21 février 1768. Nommé tambour-major de la compagnie générale le 30 mai 1779, le malheureux est littéralement haché en morceaux dans la chambre de la Reine, le 10 août 1792.
CHAUMARTIN Claude, de Fribourg, tué le 10 août
CHESSEX David Abraham de Waatland, tué le 10 août
CHIODI Pietro, du Tessin, tué le 10 août
CHOISY Jean-Antoine, de Genève, tué le 10 août
CHOLLET (caporal), vaudois né à Payerne. Mort le 10 août 1792.Son habit a été rendu à sa famille ; cette relique est exposée au Château de Penthes.
CHOLLET, originaire du Valais, adjudant, massacré à la prison de la Conciergerie
CHOLLET, tambour-major, massacré à la prison de la Conciergerie
CLAUSEN François, du Valais, tué le 10 août
COSANDEY Louis, de Belfaux, (Fribourg), soldat, tué le 10 août 1792
CUPILLARD Jean-François, né à la Roche en 1766. Arrivé le 29 décembre 1784 à la caserne de Rueil. Il est tué le 10 août 1792
DÄNNLER André, de Berne, tué le 10 août
De BACHMANN Von Karl Josef, natif du canton de Glavis, guillotiné le 3 septembre 1792 à l’age de 3 ans (jeté au cimetière de Montmartre).
De CAPREZ, originaire des Grisons, second sous lieutenant, tué le 10 août
De CASTELLA D ORGEMONT, originaire de Fribourg, sous-lieutenant, massacré à la prison de la Conciergerie
De CASTELBERG, Joachim, originaire des Grisons, lieutenant des grenadiers, (Leutants) tué le 10 août.
De DIESBACH Hubert, de Fribourg, 1er Lieutenant, (1.Leutnants), tué le 10 août.
De DIESBACH-STEINBRUGG Romain de, né en 1773 massacré à l’Abbaye le 2 septembre 1792, enseigne au régiment des Gardes suisses à Paris.
D ERLACH Karl, de Berne, Capitaine, (hauptmann) tué le 10 août (deux femmes lui scièrent lentement la tête)
D ERNEST, (Von Ernst) originaire de berne, 1er sous lieutenant, massacré à la prison de la Conciergerie
De FORESTIER, originaire de Fribourg, 1er  sous-lieutenant, tué le 10 août
De GLATZ Philippe, lieutenant, le 10 août 1792
DE GLUTZ Philippe, de Soleure, second lieutenant, tué le 10 août
De GOTTRAU Jacques Philippe, originaire de Fribourg, tué le 10 août.
De MAILLARDOZ, Marquis, originaire de Fribourg, Lieutenant Colonel, massacré à la prison de la Conciergerie.
De MAILLARDOZ Jean, originaire de Fribourg, second sous-lieutenant, tué le 10 août
De MAILLARDOZ, Simon, originaire de Fribourg, second lieutenant, tué le 10 août.
De MULLER, originaire d’Uri, second sous lieutenant, tué le 10 août
De REDING de BIBEREGG Joseph, capitaine, blessé le 10 août puis massacré à la prison de l’Abbaye
De SALIS-ZIZERS, Rudolf, Baron, originaire des Grisons, aide-major, massacré à la prison de la Conciergerie.
De WALTNER, Comte, 1er sous lieutenant, tué le 10 août
De WILD Joseph Victor Léonard, de Fribourg, Major, assassiné, « massacré » le 3 septembre 1792 à la prison de la Conciergerie
De ZIMMERMANN Louis, originaire de Lucerne,  lieutenant, massacré à la prison de la Conciergerie
DEFOREL Antoine, de Fribourg, tué le 10 août
DELLEY Antoine, de Fribourg, tué le 10 août
DESCHOUX Pierre, de Fribourg, tué le 10 août
DIEMAND Urs Joseph, de Soleure, tué le 10 août
DORAND Jacques, de Fribourg, tué le 10 août
DORSIVAL Pierre, de Genève, tué le 10 août
DOSENBACH Joseph Antoine, de Zug, tué le 10 août
DUCRET Nicolas, de Fribourg, tué le 10 août
DULHEVOZ Pierre, de Vaud, tué le 10 août
EBLI Joseph marie, de Unterwald, tué le 10 août
ENTZER Abraham, de Berne, tué le 10 août
FALCONNET Jean-Louis, de Vaud, tué le 10 août
FELDWEBEL de Waatland
FLUELY Pierre, de Soleure, tué le 10août
FREYER Jean-Georges, de Soleure, tué le 10 août
GATTIKER Balthasar, de Zug, tué le 10 août
GATTIKER Gaspard, de Zug, tué le 10 août
GAVILLOT Noé, sergent, de Fribourg, tué le 10 août
GEINHARD Rodolf, de Soleure, tué le 10 août
GENDRE Etienne, de Fribourg, tu le 10 août
GENILLOUD François, de Fribourg, tué le 10 août
GENNY Jacques, de Soleure, tué le 10 août
GENOUD Joseph, de Fribourg, tué le 10 août
GERBER Joseph, de Soleure, tué le 10 août
GLAISEN François, du Valais, tué le 10 août
GLARNER Joseph, de St Gall, tué le 10 août
GLUTZ Joseph, de Soleure, tué le 10 août
GOBET François, de Fribourg, tué le 10 août
GÖTSCHMANN Jacques, de Fribourg, tué le 10 août
GROS, de Waatland, tué le 10 août
GROSS Joseph, de Fribourg, tué le 10 août
GUY Moïse, de Genève, tué le 10 août
GWERDER Joseph, tué le 10 août
HALBENLEIB Dominique, de Soleure, tué le 10 août
HALBENLEIB Joseph, de Soleure, tué le 10 août
HÄRTLI Pierre, des Grisons, tué le 10 août
HAYMOZ Christe, de Fribourg, tué le 10 août
HEFTI Fridolin, de Glaris, tué le 10 août
HERZOG Gaspard Antoine, d’Argovie, tué le 10 août
HOFER Joseph, de Soleure, tué le 10 août
HUBER Joseph Maria, de Unterwald, tué le 10 août
HUEBER Joseph Jost, de Lucerne, tué le 10 août
HUGY Joseph, de Soleure, tué le 10 août
HUGY Urs, de Soleure, tué le 10 août
ITEN Beat Charles, de Zug, tué le 10 août
JAUN Jean, de Berne, tué le 10 août
JECKER Frédéric, de Soleure, tué le 10 août
JEKELMANN Jean, sergent major, de Fribourg, tué le 10 août
JUNGO Jean, de Fribourg, tué le 10 août
KÄCH Joseph, de Soleure, tué le 10 août
KAUFMANN Jean, de Soleure, tué le 10 août
KAYSER Joseph, de Soleure, tué le 10 août
KLOTTER Blaise Antoine de Zug, sergent, tué le 10 août
KOCHER Urs Joseph, de Soleure, tué le 10 août
KULLY Benoît, de Soleure, tué le 10 août
KUNTNER Joseph, de Soleure, tué le 10 août
KUNZ Gaspard, de Unterwald, tué le 10 août
LAMBART Charles, de Soleure, tué le 10août
LE CANU, tué le 10 août
LEHMANN Jean, de Fribourg, tué le 10 août
LENDY Conrad, de St Gall, tué le 10 août
LEUW Baptiste, de Glaris, tué le 10 août
LEUW Charles, de Glaris, caporal, tué le 10 août
LORENZ Philippe, des Grisons, tué le 10 août
LUCHSINGER Jean, de Glaris, tué le 10 août
LUSTENBERGER Joseph, tué le 10 août
MAFFLE Jacques, de St Gall, tué le 10 août
MAINGUET Jean-Joseph, tué le 10 août
MANUSSON Pierre, de Vaud, tué le 10 août
MENOUD Jean, de Bulle, (Fribourg) fusilier, 10 août 1792
MENOUD Joseph, de Bulle, (Fribourg), fusilier, 10 août 1792
MESSMER Jean-Georges, de St Gall, tué le 10 août
MEYER Jean-George, de Soleure, tué le 10 août
MEYER Joseph, de Soleure, tué le 10 août
MINOD Charles, de Vaud, tué le 10 août
MINOD François Moise, de Vaud, tué le 10 août
MOETTRAU Jean, de Fribourg, tué le 10 août
MONTMOLLIN de Georges-François, né à Neuchatel le 18 janvier 1769.Il intègre le régiment des gardes suisses avec le grade d’enseigne le 3 juillet 1792.Il est Tué le 10 août 1792 alors qu’il est adossé à la statue de Louis XV, aujourd’hui statue de la Liberté place de la Concorde.
MÜLLER David, de Soleure, tué le 10 août
MÜLLER François, officier, de Soleure, tué le 10 août
MULLER Franz, de Uri, Officier
NIEDERBERGER Nicolas, de Unterwald, tué le 10 août
NIDERIST Joseph balthasar
NIGGLI Georges, des grisons, tué le 10 août
NIQUILLE Joseph, de Fribourg, tué le 10 août
ODERMATT Nicolas, de Unterwald, tué le 10 août
OEGLER Jean, de Soleure, tué le 10 août
OLLENBACH Sébastien, de Soleure, tué le 10 août
OYERLI Antoine, de Soleure, tué le 10 août
PAGE Baptiste, de Fribourg, tué le 10 août
PEISSARD Jean, de Fribourg, tué le 10 août
PERRET Louis, de Neuenburg, tué le 10 août
PERRIN Joseph, de Fribourg, tué le 10 août
PEYLARD David, de Vaud, tué le 10 août
PFEIFFER, caporal, tué le 10 août
PFIFFNER Bartholmé, de St Gall, tué le 10 août
PFISTER, de Lucerne, tué le 10 août
PILLIOUD Jean, de Châtel St Denis, fusilier, le 10 août 1792
PITHOU Claude, de fribourg, tué le 10 août
PROGIN Louis, de Misery, (Fribourg), tué le 10 août
PYTHARD Claude, d’Albeure, soldat, tué le 10 août 1792.
PROGIN Louis, de Misery, soldat, tué le 10 août 1792.
RAPPOUX Nicolas, de Fribourg, tué le 10 août
RICHTER, de Genève, officier, chirurgien, tué le 10 août
RINDERKNECHT Jacques, de Zurich, tué le 10 août
ROFFLER Etienne, des Grisons, tué le 10 août
ROSSET Nicolas, de Fribourg, tué le 10 août
ROTH Urs, de Soleure, tué le 10 août
ROULLIN Joseph de Belfaux, (Fribourg) soldat, tué le 10 août 1792
ROUX Claude, de Fribourg, tué le 10 août
RUEFLI Urs, de Soleure, tué le 10 août
SAINT MARTIAL Treil, tué le 10 août 1792. Son cadavre a été retrouvé aux environs des Tuileries
SAINT VENANT FORESTIER Louis, de fribourg (Unterleutant), tué le 10 août
SÄSSELY Jean, de Soleure, tué le 10 août
SCHERRER Jean, de Soleure, tué le 10 août
SCHLUEP Urs, de Soleure, tué le 10 août
SCHMID Georges, de Turgovie, tué le 10 août
SCHODELET Jean, de Fribourg, tué le 10 août
SCHODELET Joseph, de Fribourg, tué le 10 août
SENSONENS François, de Fribourg, tué le 10 août
SIFFERT Jacques, sergent, de Fribourg, tué le 10 août
SINGER Xavier, de Lucerne, tué le 10 août
SCHWÄGLER Joseph Antoine, de Lucerne, sergent major, tué le 10 août
SCHWITER Franz
SIMMLER Salomon, de Zurich, tué le 10 août
SPÜTY Jean, de Soleure, tué le 10 août
STALDER Caspar, de Lucerne, sergent, tué le 10 août.
STAPFER Jacques, de Zurich, tué le 10 août
STAPFER Jean, de Zurich, tué le 10 août
STRAUSAK Joseph, de Soleure, tué le 10 août
STUBER Jacques, sergent, de Soleure, tué le 10 août
THEILER Jean, de Zurich, tué le 10 août
THORIN François, de Fribourg, tué le 10 août
TISSOT Blaise de Neuenburg, tué le 10 août
TRUOG Jacques, des Grisons, tué le 10 août
TSCHOPP Alois, de Lucerne, tué le 10 août
VALLOTTON Jacques David, de Vaud, tué le 10 août
VALLOTTON Jérôme David, de Vaud, tué le 10 août
VICHT Antoine, de Fribourg, tué le 10 août
VOGELSANG Joseph, sergent major,  de Soleure, tué le 10 août
VOLAND Urs Joseph, de Soleure, tué le 10 août
VONMATT Jacques, de Unterwald le Haut, tué le 10 août
WACHTER Paul, de St Gall, tué le 10 août
WACHTM, tué le 10 août
WALKER Urs, sergent major de Soleure, tué le 10 août
WELTY Joseph, de Soleure, tué le 10 août
WILD, tué le 2 ou 3 septembre à la Conciergerie
WITTMER Joseph, de Soleure, tué le 10 août
WYS Joseph, de Soleure, tué le 10 août
ZIMMERMANN Louis, de Lucerne, officier tué le 2 ou 3 septembre 1792
ZIMMERMANN Michel, de Unterwald, tué le 10 août
ZYSAT Jos, de Unterwald, tué le 10 août
2 enfants , de 9 et 15 ans, petits tambours, tués le 10 août (journal de Fonjallaz, grenadier)

 

Les Adieux Suisses évoque le départ d’un soldat à la guerre et son amour pour son amie restée sur la terre natale.
Il a longtemps existé une tradition en Suisse de service dans des armées étrangères, tradition qui subsiste de nos jours au Vatican.

La coopération avec la France s'acheva avec le massacre, le 10 août 1792 des gardes suisses par une partie de la population parisienne et des Gardes françaises, fanatisée par des révolutionnaires.

Louis XVI quitte ce jour-là les Tuileries pour chercher refuge auprès de l'Assemblée.  
Le Roi ordonne aux Suisses de déposer à l'instant leurs armes et de se retirer dans leurs casernes alors que la populace attaque les Tuileries.
Mais les Suisses accomplissent leur devoir jusqu'au bout : "Honneur et fidélité" sont les mots qui sont inscrits sur leurs drapeaux.
Ils seront massacrés jusqu'au dernier, égorgés, dépecés pour certains.
Plusieurs centaines de soldats sont assassinés.
En novembre 2005, le gouvernement français de droite refusa à la Suisse l'apposition d'une plaque en souvenir de ce massacre.

Durant ces heures terribles, les Suisses auraient entonnés notamment ces Adieux suisses de circonstance. 

Variations : c. 3, l. 1 : « l’ennemi a passé nos frontières » ; c.3 l. 3-4 « Reprenons le pays de nos pères/ Il faut vivre ou mourir bravement » ; c. 5 l. 1 : « Mes amis si Dieu veut que je meure » ; c. 5 l. 3-4 « Mon amie est là-bas qui me pleure/ Dites-lui cette bague est pour toi »



� Les adieux suisses
envoyé par Robert_Baden-Powell. - Regardez d'autres vidéos de musique.

 
I. Nous étions trop heureux mon amie

Nous avions trop d’espoir et d’amour
{Nous croyions nous aimer pour la vie
Mais hélas, les beaux jours sont si courts. (bis)

II. Le bonheur dure peu sur cette terre
Entends-tu tout là-bas, le tambour
{Mon doux cœur je m’en vais à la guerre
Ne crains rien jusqu’au jour du retour. (bis)

III. L’ennemi a franchi nos frontières
Il a pris nos maisons et nos champs
{Pour reprendre le pays de nos pères
Il faut vaincre ou mourir bravement. (bis)

IV. Tes baisers étaient doux à mes lèvres
Ton sourire était doux à mes yeux
{Aujourd’hui tes larmes sont amères
Donne-moi le baiser de l’adieu. (bis)

V. Compagnons, si l’ sort veut que je meure
Retirez cet anneau de mon doigt
{Mon amie est là-bas qui pelure
Dites-lui cette bague est à toi. (bis)




Défense des Tuileries par les gardes Suisses  le 10 août 1792 par T. Rocholl

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de Steiger Adrien 10/08/2017 19:24

Bonjour,
Merci pour votre article
Parmi les victimes, il y a aussi Ulrich-Joseph Henri Repond, né en 1736 à Bulle.
Source : dictionnaire historique et biographique de la Suisse, Neuchâtel, 1930, tome cinquième, p. 444

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