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21 Oct

1776

Publié par Louis XVI  - Catégories :  #VIDEOS

 


appelée également "l'amante abandonnée" (qui semble être son premier titre !) . Peut être de Jean Joseph Vadé célèbre auteurde la fin du 18e . Elle n'est peut-être due qu'à un de ses nombreux imitateurs. Le succès de ses chansons poissardes était tel, en effet, que les éditeurs demandaient de tous côtés «du Vadé». cette fameuse chanson fut publiée pour la première fois, sans nom d'auteur, en 1760, dans le Chansonnier français ou «recueil de chansons, ariettes, vaudevilles et autres couplets choisis.» Elle provoqua de nombreuses imitations . chanson galante ? chanson de marche ?
...
Interprétation : Les musiciens de la marine nationale de Toulon , anthologie de la musique militaire française

Dans les gardes françaises
J'avais un amoureux,
Fringant, chaud comme braise,
Jeune, beau, vigoureux;
Mais de la colonnelle
C'est le plus scélérat:
Pour une péronnelle
Le gueux m'a planté là!

Se découvrant sans feinte,
A la Courtille un jour
Il grelottait de crainte,
Quoi qu'il brûlât d'amour.
Je meurs, chère maîtresse,
Dit-il, prenant ma main.
J'en pleurai de tendresse
Et ne lui cachai rien.

Il me jurait sans cesse
Qu'il m'aimerait toujours.
Hélas! sur sa promesse
J'approuvai ses amours.
De toute sa tendresse
Je faisais mon bonheur,
Et par ses tours d'adresse
Il s' rendit le vainqueur.

Quoi! fallait-il se rendre
Pour cet amant ingrat?
J'avais le cœur trop tendre
Pour un simple soldat.
Je veux être plus fière;
Puisqu'il me laisse là,
Je serai plus altière
Et n'aimerai comm' ça.

Il avait, la semaine,
Deux fois du linge blanc
Et, comme un capitaine,
La toquante d'argent,
Le fin bas écarlate
A côtes de melon,
Et toujours de ma patte
Frisé comme un bichon.

Pour sa dévergondée,
Sa Madelon Friquet,
De pleurs tout inondée,
Je remplis mon baquet,
Je suis abandonnée;
Mais ce n'est pas le pis,
Ma fille de journée
Est sa femme de nuit.

Une petite rente
Qu'un monsieur m'avait fait,
Mon coulant, ma branlante,
Tout est au berniquet.
Il retournait mes poches
Sans me laisser un sou;
Ce n'est pas par reproches,
Mais il me mangeait tout.

La nuit, quand je sommeille,
J'embrasse mon coquin;
Mais le plaisir m'éveille
Tenant le traversin
La chance est bien tournée:
A présent, c'est Catin
Qui suce la dragée
Et moi le chicotin.

De ton épée tranchante
Perce mon tendre cœur;
Fais périr ton amante
Ou rends-lui son bonheur
Le passé n'est qu'un songe,
Une foutaise, un rien;
J'y passerai l'éponge:
Viens rentrer dans ton bien.

Sans écouter ma plainte,
Le drôle avec Catin,
Sans aucune contrainte,
Va boire un pot de vin.
J'étais pour lui trop bonne
De souffrir ses amours;
Et puisqu'il m'abandonne
Je le fuirai toujours.

J'étais parfois trop bête
D'aimer ce libertin,
Qui venait tête à tête
Manger mon saint-frusquin.
S'il me trouvait gentille,
D'autres aussi verront
Que je suis brave fille
Qui ne veut point d'affront.

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