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10 Oct

11 octobre 1793 (20 vendémiaire an II)

Publié par Louis XVI

11 octobre 1793 (20 vendémiaire an II)
Combat de rues, peinture de Léon Girardet

Combat de rues, peinture de Léon Girardet

deuxième bataille de Châtillon se déroula lors de la guerre de Vendée.

Prélude

La prise de Châtillon-sur-Sèvre par les Républicains le 9 octobre avait mis les Vendéens dans une position très inquiétante, l'Armée catholique et royale se retrouvait acculée entre Tiffauges et Châtillon. Aussi le 10 octobre les généraux vendéens de l'Armée d'Anjou et du Haut-Poitou se réunirent résolus à ne pas laisser leur « capitale » aux mains des « Bleus », et, conscient de l'effet dévastateur que cette perte pourrait avoir sur le moral des troupes, il décidèrent de lancer immédiatement une contre-attaque pour reprendre la ville.

La bataille

Le 11 octobre, l'armée vendéenne se mit en marche, rapidement elle rencontra sur sa route l'armée républicaine divisée en deux colonnes, l'une commandée par Chalbos, l'autre par Westermann, qui se dirigeait sur Cholet et Mortagne. Les Vendéens lancèrent une charge générale et culbutèrent les lignes républicaines qui se replièrent sur Châtillon. Les soldats restés dans cette place étaient totalement désorganisés, beaucoup même étaient ivres. Rapidement la panique les gagna et toute l'armée finit par dérouter sur Bressuire. Les Vendéens purent reprendre Châtillon cependant ils se jetèrent sur les réserves d'eau-de-vie abandonnées par les Républicains et s'enivrèrent à leur tour.

Mais Westermann n'acceptait pas sa défaite et arrêta la retraite au bois du Moulins aux Chèvres. Il rassembla une centaine de hussards qui chacun prirent un grenadier en croupe ainsi que les fantassins du 9e bataillon d'Orléans, le tout était fort de plusieurs centaines d'hommes. La chose faite, il retourna à Châtillon afin d'y lancer un raid.

Profitant de l'obscurité, la petite troupe parvint à traverser les avants-gardes vendéennes et se répandit dans la ville. La plupart des 10 000 soldats vendéens étaient endormis. Westermann, constatant que Chalbos ne l'avait pas suivi, donna l'ordre de détruire la ville. Les maisons furent incendiées, des soldats vendéens tués dans leur sommeil, des femmes et des enfants massacrés. Mais l'alerte donnée, les Vendéens se regroupèrent et passèrent à l'attaque dans une grande confusion. Après quatre heures de combat, Westermann constatant que la plupart de ses hommes avaient été tués, ordonna la retraite.

À l'aube, les généraux d'Elbée, Bonchamps, Lescure, La Rochejaquelein et Talmont après avoir rallié les fuyards et rassemblé leurs troupes retournèrent à Châtillon. Mais les Républicains avaient pris la fuite, la ville était entièrement détruite par les incendies et le sol était jonché de milliers de cadavres calcinés. Les Vendéens n'osèrent pas pénétrer dans les ruines et s'en retournèrent sur Mortagne.

Selon l'état des pertes, cependant incomplet, du 14e bataillon de Paris, dit de la République, anciennement des Piquiers, 12 hommes du bataillon sont portés comme tués à Châtillon du 10 au 18 octobre 17931.

Bibliographie

Notes

  1. Charles-Louis Chassin et Léon Hennet, Les volontaires nationaux pendant la Révolution, tome II, p. 354-355.
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