18 janvier 1793
La séance ouverte à 10h 30 du matin, sous la présidence de Barère, ne s'acheva que le lendemain samedi 19 à 2h après minuit
Les résultats sont rectifiés après comptage.
Ce qui donne:
Pour la mort sans condition: 387
Pour la mort conditionnelle ou détention ou le bannissement: 334
Absents et non votants: 28
Total: 749
Trois cent dix voix optèrent pour le sursis, 370 contre
Aucun député n'a voté l'acquittement
Celui-ci était donc rejeté
Les défenseurs et les amis du Roi espéraient dans la Gironde
Mais presque tous les Girondins ont voté la mort sans condition, à commencer par Vergniaud
ils ont eu peur "Les Girondins, écrira Sébastien Mercier, voulaient sauver le Roi, mais ils ne voulaient pas en même temps perdre leur popularité, et le despotisme populacier exerçait alors tout son empire"
Beaucoup de ceux qui ont voté la mort l'on fait par peur ou par lâcheté
Ainsi, entre autres, Philippe Egalité (le Duc d'Orléans), cousin du Roi
Mais certains ont agi par conviction patriotique et désir d'intimider les puissances étrangères
On peut compter parmi ces derniers Etienne Thibaudeau, député de la Vienne
"Je croyais encore, expliquera plus tard ce député, qu'un grand sacrifice était l'unique moyen de montrer aux puissances étrangères qu'elles avaient en vain arrêté au congrès de Pillnitz le rétablissement de Louis XVI dans son ancienne autorité"