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10 Feb

10 février 1794: Jacques Roux

Publié par Louis XVI  - Catégories :  #Février

Jacques Roux

Porte-parole des Enragés (https://fr.wikipedia.org/wiki/Enrag%C3%A9s)

  

né le à Pranzac

mort par suicide dans la prison de Bicêtre le

prêtre catholique et une personnalité de la Révolution française, pionnier d'une certaine forme de socialisme en France et précurseur de l'anarchisme, surnommé « le curé rouge » ou encore « le petit Marat »

Louis XVI, une fois qu'il a écrit son si beau testament, s'adressa à un municipal nommé Jacque Roux, un prêtre jureur, qui se trouvait le plus avant, et lui dit :" Je vous prie de remettre ce papier à la reine, ma femme."

Le prêtre refusa de prendre le papier et répondit : "Cela ne me regarde point; je suis ici pour vous conduire à l'échafaud."

Cette anecdote est racontée par Lescure...mais elle est triste...et significative du possible état d'esprit des prêtres qui ont juré à la constitution

Attention, il faut préciser que Jacques Roux est bien plus qu'un prêtre jureur, c'est un prêtre défroqué (et je crois même qu'il n'était pas prêtre mais moine), et l'un des sans-culottes les plus enragés.

Ses idées ont même inspiré Hébert, même si aujourd'hui le nom de Jacques Roux est oublié.

Donc Jacques Roux n'est pas le plus représentatif de l'état d'esprit des prêtres jureurs -qui finirent à leur tour par être persécutés sous la Terreur.


Si Roux avait été choisi pour faire partie de l'escorte conduisant Louis XVI à l'échafaud, c'est précisément parce qu'il avait fait partie du clergé.

Le faire escorter par un ancien prêtre -ou moine- devenu sans-culotte était une façon particulièrement cruelle de blesser Louis XVI dans sa foi catholique, et faisait pleinement partie du plan mis en oeuvre par la Commune pour humilier et harceler sans relâche le Roi.

Biographie

Fils d'un lieutenant d'infanterie, il est ordonné prêtre en 1779, et sert d'abord comme vicaire dans le diocèse de Saintes.

Il est frappé d’interdit après avoir participé au pillage de châteaux.

Vicaire de Saint-Thomas-de-Conac en 1790, il fut l'un des premiers prêtres (« curé rouge » selon Maurice Dommanget) à prêter serment à la Constitution civile du clergé.

Il accompagne Louis XVI à l'échafaud avec Jacques-Claude Bernard.

Sa faction des Enragés (dont Jean-François Varlet fait partie), réclame la taxation et la réglementation en termes de prix.

Il dénonce la bourgeoisie marchande plus terrible selon lui que « l'aristocratie nobiliaire et sacerdotale »

Il critique la notion de propriété, multiplie les attaques contre les riches, justifie les pillages de boutiques, les qualifiant de restitutions. Encyclopædia Universalis : Jacques Roux [archive]

Ce « prêtre socialiste »  lie problème politique, crise sociale et question agraire et ce dès 1792. (d'après l'historien socialiste Albert Mathiez)

Il défend l'idée que les principes de liberté défendues par la nouvelle législation servent avant tout l'intérêt d'une classe au détriment de la société.

L'expression la plus achevée de son programme est sans doute celle contenu dans son Adresse à la Convention nationale (également connue sous le nom de Manifeste des Enragés) le qui repose sur l'idée que

« La liberté n'est qu'un vain fantôme, quand une classe d'hommes peut affamer l'autre impunément. L'égalité n'est qu'un fantôme, quand le riche, par le monopole, exerce le droit de vie et de mort de son semblable. La république n'est qu'un vain fantôme, quand la contre-révolution s'opère de jour en jour par le prix des denrées auquel les trois quarts des citoyens ne peuvent atteindre sans verser des larmes »

Trois points peuvent apparaître comme les lignes de force de ce programme: taxation générale, répression de l'accaparement, prohibition du commerce de l'argent monnayé.

Son mouvement inquiète la Convention.

Ainsi, Marat n'hésite pas à la qualifier de « patriote de circonstance » ou de « boutefeu de la section des Gravilliers »

Même les Hébertistes le critiquent.

Roux devient de plus en plus isolé. Les Montagnards déclenchent contre lui une campagne visant à le faire passer pour un contre-révolutionnaire.

Arrêté en septembre 1793 pour être jugé par le Tribunal révolutionnaire, il préfère se donner la mort en se poignardant.

Citation

« Le despotisme qui se propage sous le gouvernement de plusieurs, le despotisme sénatorial est aussi terrible que le sceptre des rois, puisqu'il tend à enchaîner le peuple, sans qu'il s'en doute, puisqu'il se trouve avili et subjugué par les lois qu'il est censé dicter lui-même » Albert Mathiez, p. 148, La révolution française.

« Les lois ont été cruelles à l'égard du pauvre parce qu'elles n'ont été faites que par les riches et pour les riches » Maurice Dommanget, p. 74, Enragés et curés rouges en 1793 : Jacques Roux et Pierre Dolivier

http://www.humanite.fr/node/422602

http://shenandoahdavis.canalblog.com/

https://unsansculotte.wordpress.com/2013/02/08/le-publiciste-de-jacques-roux/

 

 

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