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05 May

06 mai 1795 (17 floréal an III): M. Dessault visite Louis XVII

Publié par Louis XVI  - Catégories :  #Louis XVII

Mercredi

 

rois jours après le premier avis, les gardiens de la prison du Temple, Gomin et Lasne reçurent communication d'une décision qui appelait M. Desault à donner les soins de son art au malade

 

M. Dessault arriva bientôt

 

Après avoir transcrit sa nomination sur le registre, il fut introduit près du Prince: il examina longtemps et très attentivement ce malheureux enfant, le questionna sans pouvoir en obtenir de réponses, n'exprima aucune opinion sur son état devant les commissaires, et se borna à ordonner des décoctions de houblon à prendre par cuillerées de demi-heure en demi-heure, depuis six heures du matin jusqu'à 8 heures du soir; ce qui faisait la valeur d'une demie bouteille par jour

 

M. Desault ne garda pas le même silence hors de la tour: il ne dissimula pas qu'on avait trop tardé à l'envoyer auprès du malade

 

Il le jugeait atteint du germe de cette affection scrofuleuse dont son frère était mort à Meudon; mais cette maladie avait à peine empreint son sceau sur sa constitution; elle ne s'y manifestait avec aucun symptôme violent, ni rebelle ophthalmie, ni vastes ulcères, ni gonflements articulaires chroniques

 

Le vrai mal dont se mourait cet enfant, vieux avant le temps, et dont la taille était voûtée, la peau terreuse et la marche chancelante, c'était l'épuisement, c'était le marasme parvenu à un point qui ne laissait guère l'espoir de le sauver

 

Desault osa proposer à l'autorité de le faire immédiatement transporter à la campagne; il espérait que le bon air, un traitement assidu, des soins constants pourraient parvenir à lui rendre un peu la vie

 

Les comités, comme on le pense bien, ne firent aucune attention à ces propositions

 

Dessault revint le lendemain à 9 heures

 

 

 

Le docteur Pierre Joseph Desault se présente à la prison du Temple et réconforte l'enfant mais le praticien meurt subitement le 1er juin.

Sa mort confirme les interrogations de la substitution de l'enfant.

Le docteur Philippe-Jean Pelletan succède au docteur Pierre-Joseph Desault, il soigne les douleurs de l'enfant avec un traitement à base de drogue.


Le souhait de Jacques Hébert et de Pierre Chaumette d'éliminer Louis XVII trop dangereux pour la survie de la république est en train de se réaliser.


Personne n'affirme avec certitude que rien n'est entreprit pour maintenir l'enfant en bonne santé et le préserver de son destin.

L'autopsie confirme la cause de sa mort est due à une tuberculose généralisée.


Philippe-Jean Pelletan, professeur d'anatomie emporte le cœur chez lui et le conserve dans un vase en cristal rempli d'alcool de vin dans sa bibliothèque parmi sa collection.
Philippe-Jean Pelletan, docteur jacobin sous la révolution, bonapartiste sous l'empereur, royaliste sous la restauration n'est pas un témoin crédible, il fait des témoignages et des déclarations contradictoires qui rendent la vérité difficile à comprendre.
Il n'apporte aucune preuve pour s'être emparé du cœur de l'enfant autopsié devant ses trois confrères, Pierre Lassus, Jean-Baptiste Dumangin et Nicolas Jeanroy qui fermèrent le cercueil de Louis XVII.
Qui a vu Philippe-Jean Pelletan retirer le cœur le 9 juin 1795 ?
Il affirme avoir fait des confidences à son confrère Pierre Lassus, celui-ci décède sans rien dire, sans apporter de témoignage en 1807.
Personne ne peut retrouver le squelette du jeune enfant jeté dans la fosse commune.

 

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