19 octobre 1818: Antoine-François de Bertrand de Molleville
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Conseiller au parlement de Toulouse
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- Marc-Antoine de Bertrand de Molleville, marquis de Montesquieu-Volvestre
- Henriette de Paulo
- Marié en 1774 avec Louise Marie Vernier d'Audrecy 1755-1794
dont
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- Jean-Antoine Marie
- Eléonore 1788-1858
Cet homme politique français est tout d’abord conseiller au Parlement de Toulouse en 1766, puis maître des requêtes en 1774 et finalement Intendant de Bretagne, en 1784. Bertrand de Molleville est alors chargé en 1788 de la mission difficile de dissoudre le parlement de Bretagne. Favorable en 1789 à la réunion des États généraux de 1789, il conseille par la suite au roi la dissolution de l’Assemblée. Nommé ministre de la Marine et des Colonies, il organise l’émigration des officiers en masse. Du fait de nombreuses dénonciations, il démissionne de ses fonctions et devient le chef de la police secrète royaliste.
Bertrand de Molleville projette plusieurs fois l'évasion du roi.
Avant et après la journée du 10 août 1792, il essaie de faire évader le roi, mais il doit se résoudre à fuir en Angleterre. Malgré son dévouement et son amitié pour Louis XVI, il est l’un de ses plus maladroits serviteurs1.
Selon Bertrand de Molleville Jérôme Pétion a essayé de récupérer l'ordre de faire feu sur le peuple : répondre à la force, par la force, en convoquant Jean Gaillot de Mandat, et en le faisant assassiner devant l’hôtel de ville. Antoine François Bertrand de Molleville écrira qu’on a enlevé l’ordre de sa poche de cet officier, ce qui en rien certain.
Après la journée du 10 août 1792, Claude Fauchet (1744-1793) fait voter par ceux des députés qui continuent à siéger, c’est-à-dire les révolutionnaires républicains, un décret d’accusation qui renvoie devant la Haute Cour de justice d’Orléans plusieurs anciens ministres partisans notoires de la monarchie constitutionnelle :
- Armand Marc de Montmorin Saint-Hérem (1745-1792),
- Marguerite-Louis-François Duport-Dutertre (1754-1793),
- Louis Le Bègue Duportail, qui émigre en 1794 vers les États-Unis
- Louis Hardouin Tarbé, qui parvient à se cacher
- et Bertrand de Molleville.
Celui-ci projette encore de faire évader le roi. En vain ! Il parvient toutefois à émigrer, malgré un décret d'accusation le 15 août et un rapport du très zélé Louis Gohier. Il surmonte beaucoup d'obstacles, et se rend en Angleterre, où il s'occupe de travaux littéraires, jusqu'à sa rentrée en France après les évènements de 1814. Son Histoire de la révolution de France renferme le détail de ce qui se passa sous ses yeux jusqu'à la mort du roi.