19 octobre 1851: Testament de Marie Thérèse de France
Le château de Frohsdorf est situé sur la commune de Lanzenkirchen, au sud de Wiener Neustadt en Autriche
| Période ou style | Architecture baroque |
|---|---|
| Début construction | 1547 |
| Fin construction | 1550 |
| Propriétaire initial | Christoph Teufel |
Il a appartenu à la princesse Caroline Bonaparte, princesse Murat avant d'être la résidence du prétendant légitimiste au trône de France, le comte de Chambord (« Henri V »), petit-fils de Charles X.
Acheté par le duc de Blacas en 1843 pour le compte de la famille royale qui s'y installe.
En 1851 le comte de Chambord en hérite de sa tante la duchesse d'Angoulême.
La vie s'y déroule à l'époque du prince suivant une étiquette royale.
Le duc de Lévis assume le rôle d'un ministre de la Maison du roi.
À ses côtés, le « gentilhomme de service » tient lieu de chambellan.
Il introduit les visiteurs admis en audience, répond à une partie du courrier et accompagne le prince en voyage.
La comtesse de Chambord est entourée de deux dames d'honneur.
Il faut compter aussi deux chapelains, un médecin et le fidèle secrétaire Moricet, ancien combattant de la dernière guerre de Vendée, qui mourra nonagénaire en 1881.
Au premier étage du château on peut voir la plaque que fit sceller le comte de Chambord dans la chambre où mourut la duchesse d'Angoulême: Ici élevant son âme à Dieu, Marie-Thérèse de France a exhalé son dernier soupir avec sa dernière prière. Le 19 octobre 1851, à 11 heures 1/4 du matin.
Le comte de Chambord, décèdera également à Frohsdorf, le 24 août 1883.
Une statue, toujours visible, de Jeanne d'Arc, commandée par la duchesse des Cars au sculpteur Rinaldi, en 1833 et offerte au prince, figure dans le hall d'entrée.
Sur le fronton on peut toujours voir les armes de France surmontées d'une couronne royale, (la girouette est également aux armes de France)
Tous ses souvenirs ont été respectés depuis la mort du Comte de Chambord, y compris lors de l'occupation communiste.
Près du château se trouve l'école de filles, destinée aux enfants de la colonie française et du village de Lanzenkirchen, fondée par la comtesse de Chambord.
Celle-ci fit venir des religieuses de Metz qui occupèrent ces lieux jusqu'à ses dernières années.
Bibliographie
- Joseph Luger, Johannes Bierbaumer, Rudolf Neumayer, Heimatbuch Der Marktgemeinde Lanzenkirchen, Druck und Herstellung : Missionsdruckerei St Gabriel, 2340 Mödling, 1985, 504 P.
- Le drapeau blanc en exil, préface par Hervé de Charette, (Paris, Edition Guénégaud, 1998), (ISBN 2-86496-081-8)nommé au prix Hugues-Capet