22 juillet 1789: Joseph François Foullon de Doué
Le contrôleur général des finances, Foullon et l’intendant de Paris, Bertier de Savigny, sont massacrés au cours d’une émeute.
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- Joseph Honoré Foullon, seigneur de La Bessière 1684-1756
- Anne Fouyer de La Prousterie 1686-1781
- Marié le 25 février 1747, Ath, avec Isabelle van der Dussen 1717-1786, dont
- Marie Joséphine 1747-1786
- Joseph 1750-1828
- Eugène Joseph Stanislas Foullon d'Ecotier 1753-1835
- Filleule: Théophanie Joséphine de Maury 1771
https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Fran%C3%A7ois_Foullon
Dès le début des troubles, il a recommandé au roi d’embrasser franchement la Révolution pour la diriger ou de la tuer dans l’œuf en anéantissant ses meneurs. Avis excellent que le prince n’a su adopter. Après avoir fait publier sa mort, Foulon a fui Paris, s’est caché à Viry sur la route de Fontainebleau. Des « patriotes » parisiens, envoyés à sa recherche, ameutent les paysans qui le découvrent. Ce vieillard de soixante-quatorze ans endure un atroce supplice. Un collier d’orties au cou,, une botte de foin sur les épaules, les mains liées, il est traîné de nuit jusqu'à Paris, derrière une charrette.
Au petit matin, le 23 juillet, il arrive à l’Hôtel de ville. Bailly et le Comité permanent, qui a pris le nom de municipalité, sont fort en peine. Ils voudraient sauver Foulon en l’emprisonnant à l’abbaye. Mais la place de Grève s’emplit d’une foule qu’excitent des hommes de mise correcte, voire élégante. La Fayette parlemente en vain. Il promet que Foulon sera jugé. « Point de jugement ! » crie un meneur. La foule menace de brûler l’Hôtel de ville, si le prisonnier ne lui est remis. Une bande de forcenés culbute les sentinelles, brise les barrières, envahit la Grand’Salle.
Foulon est emporté et pendu à la lanterne qui fait face à la maison commune. Deux fois la corde casse et le vieillard retombe sur les genoux comme un pantin désarticulé. Des ouvriers veulent le tuer pour abréger son supplice. On les écarte. Après un quart d’heure d’attente le malheureux, pendu une troisième fois, meurt enfin. Un furieux lui coupe la tête, bourre la bouche de foin et au bout d’une pique promène ce trophée.
Peu d’instants après, le gendre de Foulon, Bertier de Sauvigny, arrêté à Compiègne par deux maçons, est amené à l’Hôtel de ville.
(BdeRauglaudre ; http://www.diagnopsy.com/Revolution/Rev_010.htm)
Antoine Vestier (Avallon 1740-Paris 1824)
Portrait de Joseph - François Foullon, baron de Doué, 1788.
Toile, signée et datée en bas à droite sur le bureau Vestier pictor Regis 1788. 99 x 79 cm.
Provenance :
Collection Joseph - Pierre Xavier Foullon, baron de Doué (1779 - 1857) ;
Collection Amélie Joséphine Foullon, épouse du comte Reviers de Mauny ;
Collection d'Estampes, descendants du modèle ; château d'Ancise, Douy (Eure et Loir).
Bibliographie :
A. - M. Passez, Antoine Vestier, Paris, 1989, n° 70, reproduit.