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25 Jul

26 juillet 1794: Geneviève de Gramont

Publié par Louis XVI  - Catégories :  #Calendrier

comtesse d'Ossun

Dame d'honneur des cours françaises


Dame d'atours et amie intime de Marie-Antoinette d'Autriche

de 1781 à 1793

 

Notamment en charge de la garde-robe de la Reine, elle participera à limiter ses dépenses dans ce domaine.

 

le 8 thermidor de l'an II, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme conspiratrice.

Née et domiciliée à Paris, veuve de d'Ossun, ex noble et maréchal de camp, ex dame d'atour de la femme Capet, condamnée à mort

Elle est guillotinée, accusée de n'avoir pas signalé la fuite de la Reine dont elle aurait été au courant.


Exécutée le 26 juillet 1794 à Paris

Victime de la Révolution française

  • Inhumée au cimetière de Picpus
Parents

dont

Sont morts le même jour qu´elle (8 thermidor de l´an II) la princesse de Chimay douairière, le duc de Clermont-Tonnerre, la maréchale d´Armentières, le comte de Thiard, les deux comtesses de Narbonne-Pelet, le marquis de Crussol d´Amboise, monseigneur de Saint-Simon, eveque d´Agde, et la marquise de Querhoënt, tous déténus aux Oiseaux, où ils payaient beaucoup pour recevoir un traitement plus confortable. Des autres prisons sont conduites le même jour au Tribunal Révolutionnaire la princesse Joseph de Monaco (née Thérese-Françoise de Choiseul-Stainville, mariée á un fils cadet du prince Honorat III de Monaco, lui aussi détenu aux Oiseaux) et la comtesse Archambaud de Talleyrand-Périgord (née Sabine d´Olivier de Sénozan de Viriville, belle-soeur du célebre évèque d´Autun Charles-Maurice de Talleyrand), qui ont postponné un jour leur éxecution en déclarer etre grosses. Mais le jour suivant elles sont guillotinées tout-même, jusqu´avant la chute de Robespierre. La seule qui se sauva de cette fournée fut la vicomtesse de Maillé, qui s´évanoui pendant la scéance du Tribunal et fut retirée de la salle (son fils de 16 ans fut guillotiné 2 jours avant)

 


Elle est la nièce d'Étienne François de Choiseul, soeur aînée du duc de Guiche et belle-soeur d'Aglaé de Polignac, elle-même fille de Yolande de Polastron, duchesse de Polignac.



Geneviève de Gramont, Comtesse puis Marquise d'Ossun (1751-1794) est nièce de Choiseul.Elle est fidèle à Marie-Antoinette qui a soutenu son oncle et sa mère contre Madame du Barry lorsqu'Elle était Dauphine.


Elle ne fréquente guère la Cour jusqu'au moment où son jeune frère , le Duc de Guiche , épouse Aglaé de Polignac, la fille la Duchesse de Polignac. Elle devient dame d'atours de la Reine à partir de 1781, en remplacement de Madame de Mailly ; elle tente de freiner les dépenses de la souveraine en matière de mode l'état de la garde-robe royale comporte alors 170 articles selon Pierre de Nolhac mais a bien du mal compte tenu du flou entretenu par Mademoiselle Bertin dans son système de facturation.


Selon Alexandre de Tilly :

..."Mme d'Ossun, dis-je, intéressante, tout près d'être belle, blonde sentimentale qui avait à soutenir une réputation de sagesse. Elle avait épousé un homme probe et estimable, aimé avec raison de Louis XVI qui avait du penchant pour tous les honnêtes gens ; il avait été désigné à la mission de Russie, en remplacement du Duc de Ségur..."


C'est à Madame d'Ossun qu'il revenait de présenter à la Reine la Gazette des atours avec ses échantillons de tissu pour que sa maîtresse choisît le "prêt du jour".Elle est l'une des rares personnes à assister à la naissance du Dauphin. C'est qu'elle est appréciée de Marie-Antoinette pour laquelle elle organise, avec sa fille, Pauline de Caumont La Force bientôt récompensée par un tabouret de Duchesse, de petits concerts et des fêtes.


En 1785, le comte de la Marck écrit dans sa correspondance avec le comte de Mirabeau rapporte que :

"La reine… s'éloigna insensiblement du salon de Mme de Polignac et prit l'habitude d'aller souvent et familièrement chez la comtesse d'Ossun, sa dame d'atour, dont le logement était très prés de l'appartement de la reine, elle y venait dîner avec quatre ou cinq personnes ; elle y arrangeait de petits concerts, dans lesquels elle chantait ; enfin elle montrait là plus d'aisance et de gaîté qu'elle n'en avait jamais laissé apercevoir chez Mme de Polignac."

Le clan Polignac voit d'un mauvais oeil ces faveurs accordées à la famille d'Ossun.La Reine prend la peine de faire parvenir à Son amie un billet le 20 juin 1791, lui annonçant son prochain départ pour Montmédy. Madame d'Ossun quitte Paris pour son château.


Elle est alors suspectée d'avoir été mise au courant du projet de fuite de la famille royale et produit la lettre de Marie-Antoinette pour se défendre( Shocked ).Elle est alors relâchée.


Emprisonnée sous la Terreur, elle périt sur l'échafaud le 8 thermidor, veille de la chute de Robespierre.


Monsieur D'Hornoy, prisonnier à la prison des Oiseaux, raconte l'appel dont il a été le témoin le 7 thermidor an II (25 juillet 1794) :  

«L'huissier appelle Grammont d'Orsan. Madame d'Ossun se lève : «ce ne peut être que moi», dit-elle, et d'un pas ferme elle s'avance »


Agée de 44 ans née et domiciliée à Paris, veuve de d'Ossun, ex noble et maréchal de camp, ex dame d'atour de la femme Capet, condamnée à mort le 8 thermidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme conspiratrice.

  [Source: http://les.guillotines.free.fr/guillo-gr.htm]


 

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