L'appartement de la marquise de Pompadour
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Cet appartement, d’où l’on jouit d’une vue magnifique sur le parterre du Nord et la forêt de Marly, est situé dans l'attique surplombant le Grand Appartement du Roi, au second étage du corps central au-dessus des salons de Mercure et d'Apollon et a accueilli Madame de Pompadour de 1745 à 1750, qui était la favorite de Louis XV
On peut accéder à l'appartement avec le degrés d'Épernon ou un escalier semi-circulaire, qui mène directement, deux étages plus bas, à l'appartement intérieur du Roi.
Les quatre pièces principales donnent directement une vue dégagée sur le parterre du Nord du jardin de Versailles
L'appartement a d'abord été habité, en 1743 et 1744, par la duchesse de Châteauroux, Marie-Anne de Mailly-Nesle, ainsi que par sa sœur, la duchesse de Lauraguais.
Après la mort de Madame de Châteauroux, Louis XV le donna à Madame de Pompadour, qui l’occupa de 1745 à 1750.
En effet, en 1750, elle cesse peu à peu d'être sa maîtresse, tout en restant son amie, et quitte donc son appartement pour aller s'installer au rez-de-chaussée du château.
On traverse une garde-robe aux habits, où l’on rangeait les robes de la favorite et au-dessus de laquelle se trouve la chambre de la femme de chambre de veille.
A gauche, quelques marches conduisent à la calotte du salon de la Guerre, autour de laquelle Louis XV avait fait aménager quelques pièces minuscules, tendues de damas de différentes couleurs, et aujourd’hui disparues.
De là on traverse deux cabinets et le salon de compagnie, qui fut d’abord la chambre de Madame de Châteauroux, puis, jusqu’en 1748, celle de Madame de Pompadour.
Les belles boiseries étaient peintes en vernis Martin blanc et vert.
Le mobilier de qualité qu’on y voit aujourd’hui date du XVIIIe siècle, mais il n’a pas appartenu à Madame de Pompadour.
L'appartement a été conservé en l'état depuis son occupation par la Marquise de Pompadour, mais il a cependant été remeublé et restauré grâce à des donations, des legs (Madame de Pompadour et les arts [archive]) et au mécénat de Verel de Belval, Swarovski et Houlès
De nos jours, l'appartement n'est ouvert au public que dans le cadre de visites conférences.
Intérieur
Les appartements sont peu spacieux, mais très intimes comparés à la majorité des pièces du château ; est détaillé ci-dessous leur agencement3
On entre dans l'appartement par une garde-robe depuis laquelle on pouvait accéder à une chambre entresolée où dormait Mme du Hausset, la femme de chambre de la marquise.
On entre ensuite dans le Grand cabinet qui fût jusqu'en 1745 la chambre de Mme de Pompadour.
Ce n'est que vers 1747-1748 qu'il devient un Grand cabine (c'est-à-dire un salon de réception)
Ce dernier donne accès au Petit cabinet (au-dessus du salon d'Apollon)6, mais mène également à l'antichambre.
Celle-ci possède une cheminée datant de Louis XIV et possède également un accès vers le reste du château.
L'antichambre et la chambre qui suit ne furent créées qu'en 1748, à l'emplacement d'une unique grande pièce qui était probablement le grand cabinet de Mme de Châteauroux.
La première antichambre avec le portrait de la Marquise de Pompadour par Charles Steuben.
d'après le pastel de Maurice-Quentin de La Tour conservé au Louvre.
Du côté opposé

Vue de la seconde antichambre

La seconde antichambre avec la bibliothèque de Migeon
sous le portrait de la marquise par Carie Van Loo
et à cote de celui du marquis de Marigny par Louis Tocque
La bibliothèque de Migeon
Vue de la cheminée de la seconde antichambre,
qui présente une exceptionnelle garniture Louis XIV
La chambre à coucher a été installée en 1748 par Gabriel ; le lit est placé dans une alcôve, entourée de deux petits cabinets permettant un accès au lit par derrière.
Le lit en alcôve de la comtesse, dans sa chambre.
Chambre à coucher
Elle possède toujours son mobilier original, bien que celui-ci ait été restauré
La chambre à coucher : une toilette en dentelle a été reconstituée
Toilettes
La garniture du lit a ete faite avec une soierie verte, conformément à la couleur qu'affectionnait la marquise
Sur la commode de laque rouge estampillée Léonard Boudin de la chambre à coucher.
une réduction en terre cuite du marbre de Pigalle.
L'Amour embrassant I'Amitié
Détail de l'alcôve avec la table à la Bourgogne et un flambeau à garde-vue
avec singe musicien en porcelaine de Meissen.
La seconde antichambre avec la bibliothèque de Migeon sous le portrait de la marquise
par Carie Van Loo et à cote de celui du marquis de Marigny par Louis Tocque
Cabinet intérieur

Vue du grand cabinet avec l'alcôve, la cheminée de marbre d'Antin
et une table à la Bourgogne
par Pierre Migeon
Il y a également eu deux antichambres qui ont aujourd'hui disparu
L'une des deux constituait alors une salle à manger2
L'appartement possédait enfin un cabinet des bains
L'avant-bain
et une chaise percée
Chaise percée de Madame de Pompadour
conservée dans le Cabinet des Dépêches
Vue du garde-robe a chaise percée
Vue de la garde-robe aux habits
Derrière l’alcôve, se trouvent un cabinet de chaise et une chambre de domestique.
Les deux pièces suivantes n’en formaient qu’une à l’origine : c’était le salon de compagnie, qui fut divisé en 1748 pour former une antichambre et la nouvelle chambre de Madame de Pompadour, dont les boiseries sont l’œuvre de Verberckt.
Au-delà de la chambre, se trouvaient deux antichambres, aujourd’hui disparues, dont l’une servait de salle à manger.
A proximité, la favorite avait fait placer une « chaise volante », véritable petit ascenseur que l’on manœuvrait au moyen d’une roue et d’un contrepoids.
En 1750, les relations entre Louis XV et la marquise changèrent de nature : ayant cessé d’être sa maîtresse, elle resta cependant son amie et sa confidente.
C’est alors qu’elle quitta cet appartement pour s’installer au rez-de-chaussée du château, où les filles cadettes du Roi ne tardèrent pas à devenir ses voisines.
