Mémoires de Marie-Thérèse, duchesse d'Angoulême
En 1817 parut un livre intitulé Mémoires particuliers formant avec l'ouvrage de M. Hue et le Journal de Cléry, l'histoire complète de la captivité de la famille royale à la tour du Temple. Bien que le texte soit anonyme et que l'auteur s'y exprime à la troisième personne, ces Mémoires furent aussitôt attribués à Marie-Thérèse-Charlotte, duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI. Une nouvelle édition fut publiée en 1823. Son texte, beaucoup plus correct que celui de 1817, fut rédigé cette fois à la première personne. Madame Royale ne l'a d'ailleurs jamais désavoué.
En 1862, une copie exacte de manuscrit original, toujours à la première personne, fut éditée sous le titre Relation de la captivité de la famille royale à la tour du Temple. L'auteur y est clairement identifié par les dernières lignes de l'ouvrage : « J'atteste que ce mémoire contient la vérité, Marie-Thérèse-Charlotte, fait à la tour du Temple. » Le récit très émouvant de ce témoin direct des événements commence à l'arrivée de la famille royale au Temple, le 13 août 1792, et s'achève par la mort de Louis XVII, le 9 juin 1795.
Réimpression de l'édition de 1862
130 pages, 14.5 x 20.5
Née à Versailles le 19 décembre 1778, fille aînée de Louis XVI et de Marie-Antoinette, Marie-Thérèse-Charlotte fut emprisonnée au Temple avec ses parents et son jeune frère, Louis XVII, de 1792 à 1795. Elle fut la seule rescapée de cette captivité.
Elle épousa en exil, le 10 juin 1799, à Mitau en Courlande, Louis-Antoine d'Artois (1775-1844), duc d'Angoulême, fils aîné du futur Charles X. Appelée Madame Royale, elle exerça une influence politique considérable sous la Restauration. Chassée par la révolution de 1830, elle mourut à Frohsdorf, en Autriche, le 19 octobre 1851.
