Premier étage - Aile centrale Cabinets intérieurs de la reine Cabinet de la méridienne
Le Cabinet de la Méridienne de la reine Marie-Antoinette est sans doute la pièce la plus attachante de l'Appartement privé ou Appartement intérieur de la Reine situé au premier étage du Corps Central du château de Versailles.
Établi dans la partie sud de ce dernier, cet appartement est l'équivalent de l'Appartement intérieur du Roi aménagé au nord.
Souvent modifié, le Cabinet de la Méridienne, situé derrière la chambre de la Reine, nous est parvenu dans son dernier état créé en 1781 pour la reine Marie-Antoinette :
Un petit boudoir charmant et raffiné de forme octogonale dont les murs à pans coupés assurent une double fonction innovatrice pour l'époque :
La circulation des femmes de chambre de la chambre à la bibliothèque sans importuner la souveraine et l'amélioration de l'éclairage.
Dans l'axe de la fenêtre, l'alcôve entièrement recouverte de panneaux de glaces abrite un sofa sur lequel la Reine pouvait se reposer dans la journée.
Le nom de « Méridienne » donné à cette pièce intime semble indiquer un usage particulier aux heures médianes de la journée, sans doute avant le « dîner » correspondant à notre actuel déjeuner, mais qui était servi, selon l'usage de l'époque, vers trois heures de l'après-midi.
Le décor actuel, d'une exceptionnelle finesse, date de 1781, lors de la naissance du Dauphin quand il fut renouvelé sur des dessins de l'architecte Richard Mique.
Les boiseries exécutées par les frères Rousseau et les magnifiques bronzes appliqués sur les glaces des portes sont riches en symboles : de la reine (l'aigle d'Autriche) ou du roi (aigle symbole de Jupiter), de l'amour (tiges de rosier interrompues par des cœurs percés de flèches), du mariage (paons, attributs de Junon déesse du mariage) ou de la maternité (dauphins).
Une attention particulière doit être accordée aux ouvrages de serrurerie de cette pièce :
Exécutés par les meilleurs artistes de l'époque, les boutons de tirages, targettes, serrures et l'espagnolette en bronze doré sont de vrais morceaux de bijouterie :
Le chiffre de Marie-Antoinette apparaît sur toutes ces pièces parfois surmonté de la couronne royale ou entouré de fleurs de lys.
Le meuble d'étoffe actuel en « grenadine » retissé d'après le modèle original correspond à un premier état que la Reine fit remplacer ultérieurement par un tissu brodé de couleur blanche.
Deux paires de bras de lumière ainsi que des candélabres (sic) en bronze doré, créés spécialement pour la pièce complétaient à l'origine l'éclairage du lustre central.
Les fauteuils exécutés pour cette pièce par George Jacob furent livrés vers 1784.
Texte : M de Noisy
Établi dans la partie sud de ce dernier, cet appartement est l'équivalent de l'Appartement intérieur du Roi aménagé au nord.
Souvent modifié, le Cabinet de la Méridienne, situé derrière la chambre de la Reine, nous est parvenu dans son dernier état créé en 1781 pour la reine Marie-Antoinette :
Un petit boudoir charmant et raffiné de forme octogonale dont les murs à pans coupés assurent une double fonction innovatrice pour l'époque :
La circulation des femmes de chambre de la chambre à la bibliothèque sans importuner la souveraine et l'amélioration de l'éclairage.
Dans l'axe de la fenêtre, l'alcôve entièrement recouverte de panneaux de glaces abrite un sofa sur lequel la Reine pouvait se reposer dans la journée.
Le nom de « Méridienne » donné à cette pièce intime semble indiquer un usage particulier aux heures médianes de la journée, sans doute avant le « dîner » correspondant à notre actuel déjeuner, mais qui était servi, selon l'usage de l'époque, vers trois heures de l'après-midi.
Le décor actuel, d'une exceptionnelle finesse, date de 1781, lors de la naissance du Dauphin quand il fut renouvelé sur des dessins de l'architecte Richard Mique.
Les boiseries exécutées par les frères Rousseau et les magnifiques bronzes appliqués sur les glaces des portes sont riches en symboles : de la reine (l'aigle d'Autriche) ou du roi (aigle symbole de Jupiter), de l'amour (tiges de rosier interrompues par des cœurs percés de flèches), du mariage (paons, attributs de Junon déesse du mariage) ou de la maternité (dauphins).
Une attention particulière doit être accordée aux ouvrages de serrurerie de cette pièce :
Exécutés par les meilleurs artistes de l'époque, les boutons de tirages, targettes, serrures et l'espagnolette en bronze doré sont de vrais morceaux de bijouterie :
Le chiffre de Marie-Antoinette apparaît sur toutes ces pièces parfois surmonté de la couronne royale ou entouré de fleurs de lys.
Le meuble d'étoffe actuel en « grenadine » retissé d'après le modèle original correspond à un premier état que la Reine fit remplacer ultérieurement par un tissu brodé de couleur blanche.
Deux paires de bras de lumière ainsi que des candélabres (sic) en bronze doré, créés spécialement pour la pièce complétaient à l'origine l'éclairage du lustre central.
Les fauteuils exécutés pour cette pièce par George Jacob furent livrés vers 1784.
Texte : M de Noisy
Pendule de Le Neveu.
Allégorique à la naissance du Dauphin, cadeau de la Ville de Paris à la Reine Marie-Antoinette, pendule à musique et à automates présentant un tableau en verre peint à personnages animés.
Date : 1781. Hauteur : 0.480 m. Longueur : 0.280 m. Profondeur : 0.125 m.


Fauteuil en hêtre sculpté et doré de Jacob Georges (1739-1814)
Estampillé et portant une étiquette ancienne manuscrite
Illustration : Jerem78
Ce qui se cache au dessus du plafond de la Méridienne
Au dessus du plafond de la méridienne se cache le plafond de l'escalier détruit sous Louis XVI.
Au dessus du plafond de la méridienne se cache le plafond de l'escalier détruit sous Louis XVI.
Il y a un espace d'environ 1 mètre 50 entre les deux plafonds.
Illustration : monsieur de Marigny
Illustration : monsieur de Marigny





















