Rez de chaussée Aile nord 98 Chapelle royale
La chapelle royale est située près de l'angle que forment l'aile des appartements du Roi et l'aile nord.
Cette chapelle est la cinquième du château, mais tandis que les précédentes avaient été installées, soit
dans un salon faisant suite aux appartements, soit sur deux étages mais toujours dans le corps du
bâtiment. Celle-ci est la première qui ait fait l'objet d'une construction indépendante. Elle fut commencée
en 1689, puis interrompue par la guerre, reprise en 1699 par Jules Hardouin-Mansart et achevée en
1710 par Robert de Cotte, beau-frère du précédent, qui était mort pendant les travaux en 1708.
Le schéma de construction est celui des chapelles palatines traditionnelles à deux étages. Mais elle en est
une interprétation classique, dans le style corinthien à colonnes. Par contre, le vestibule qui la précède au
rez- de- chaussée et qui a été construit en même temps en parfaite harmonie, est orné de colonnes d'ordre ionique. La pierre blanche qui a été employée provient des carrières de Créteil. Le sol est recouvert de marbre de différentes couleurs qui forment comme un magnifique tapis aux larges compartiments géométriques ; il porte au milieu de la nef le dessin des armes royales et devant les marches de l'autel le chiffre du roi au double L enlacé et couronné. Tout le rez-de-chaussée est entouré
d'arcades à forts piliers carrés ; au-dessus une colonnade corinthienne élancée fait le tour du premier étage et borde les tribunes.
La chapelle était dédiée à Saint-Louis célébré depuis l'avènement des Bourbons comme la figure emblématique de la monarchie française. Selon la tradition, toute la décoration souligne le parallélisme entre l'Ancien et le Nouveau Testament. Dans le sillage de la Révocation de l'Edit de Nantes et de la lutte contre le jansénisme, ce sanctuaire, ancré au corps même du Château, s'érige donc comme le manifeste d'une religion officielle et unique au service du pouvoir.
Les musiciens de la Chapelle dépendent de l'évêque de la Cour d'une part, et du Sous-Maître d'autre part. Celui-ci compose, et forme les jeunes choristes de 9 à 14 ans. De grands noms, tels ceux de Lully, de Lalande font la renommée de la Chapelle.
Ce sont les meilleurs sculpteurs, les frères Coustou, Frémin, Lemoine, Van Clève, Magnier, Poirier,
etc. qui ont réalisé les ornements : trophées d'objets du culte sur chaque face des piliers du rez-de
chaussée, anges soutenant les attributs de la Passion aux angles des arcades, dessus de portes de la tribune royale, bas-reliefs du maître-autel de marbre et de bronze doré.
Les autels secondaires sont dédiés aux saint - patrons des membres de la famille royale. Les deux principaux sont placés dans une petite construction en saillie vers le nord et contenant deux chapelles superposées : au rez-de-chaussée, la chapelle Saint-Louis ornée d'une peinture de Jouvenet, Saint Louis soignant les blessés après la bataille de la Massoure ; à l'étage, la chapelle de la Vierge, dont l'autel de Sainte Thérèse, décoré d'une extase de la Sainte par Santerre.
Les autres autels, placés dans les bas-côtés et le déambulatoire du rez-de-chaussée, n'ont été achevés que sous Louis XV ; ils sont ornés d'admirables bas-reliefs de bronze par Adam l'aîné (Sainte Adélaïde quittant Saint Odilon), Verberckt (Sainte Anne instruisant la Vierge), Bouchardon (Saint Charles Borromée pendant la peste de Milan), Ladatte (Martyre de Saint Philippe), Adam le cadet (Martyre de S
Cette chapelle est la cinquième du château, mais tandis que les précédentes avaient été installées, soit
dans un salon faisant suite aux appartements, soit sur deux étages mais toujours dans le corps du
bâtiment. Celle-ci est la première qui ait fait l'objet d'une construction indépendante. Elle fut commencée
en 1689, puis interrompue par la guerre, reprise en 1699 par Jules Hardouin-Mansart et achevée en
1710 par Robert de Cotte, beau-frère du précédent, qui était mort pendant les travaux en 1708.
Le schéma de construction est celui des chapelles palatines traditionnelles à deux étages. Mais elle en est
une interprétation classique, dans le style corinthien à colonnes. Par contre, le vestibule qui la précède au
rez- de- chaussée et qui a été construit en même temps en parfaite harmonie, est orné de colonnes d'ordre ionique. La pierre blanche qui a été employée provient des carrières de Créteil. Le sol est recouvert de marbre de différentes couleurs qui forment comme un magnifique tapis aux larges compartiments géométriques ; il porte au milieu de la nef le dessin des armes royales et devant les marches de l'autel le chiffre du roi au double L enlacé et couronné. Tout le rez-de-chaussée est entouré
d'arcades à forts piliers carrés ; au-dessus une colonnade corinthienne élancée fait le tour du premier étage et borde les tribunes.
La chapelle était dédiée à Saint-Louis célébré depuis l'avènement des Bourbons comme la figure emblématique de la monarchie française. Selon la tradition, toute la décoration souligne le parallélisme entre l'Ancien et le Nouveau Testament. Dans le sillage de la Révocation de l'Edit de Nantes et de la lutte contre le jansénisme, ce sanctuaire, ancré au corps même du Château, s'érige donc comme le manifeste d'une religion officielle et unique au service du pouvoir.
Les musiciens de la Chapelle dépendent de l'évêque de la Cour d'une part, et du Sous-Maître d'autre part. Celui-ci compose, et forme les jeunes choristes de 9 à 14 ans. De grands noms, tels ceux de Lully, de Lalande font la renommée de la Chapelle.
Ce sont les meilleurs sculpteurs, les frères Coustou, Frémin, Lemoine, Van Clève, Magnier, Poirier,
etc. qui ont réalisé les ornements : trophées d'objets du culte sur chaque face des piliers du rez-de
chaussée, anges soutenant les attributs de la Passion aux angles des arcades, dessus de portes de la tribune royale, bas-reliefs du maître-autel de marbre et de bronze doré.
Les autels secondaires sont dédiés aux saint - patrons des membres de la famille royale. Les deux principaux sont placés dans une petite construction en saillie vers le nord et contenant deux chapelles superposées : au rez-de-chaussée, la chapelle Saint-Louis ornée d'une peinture de Jouvenet, Saint Louis soignant les blessés après la bataille de la Massoure ; à l'étage, la chapelle de la Vierge, dont l'autel de Sainte Thérèse, décoré d'une extase de la Sainte par Santerre.
Les autres autels, placés dans les bas-côtés et le déambulatoire du rez-de-chaussée, n'ont été achevés que sous Louis XV ; ils sont ornés d'admirables bas-reliefs de bronze par Adam l'aîné (Sainte Adélaïde quittant Saint Odilon), Verberckt (Sainte Anne instruisant la Vierge), Bouchardon (Saint Charles Borromée pendant la peste de Milan), Ladatte (Martyre de Saint Philippe), Adam le cadet (Martyre de S
Marbres de la chapelle
Décors sculptés
Trophés sur les piliers
Chapelle Saint Louis
Sous les Arcades
Plafond bas côtés sud
Déambulatoire
Plafond bas côté nord
Narthex
Ecoinçons des arcades
Côté porte d'entrée
Côté nord
Côté maître autel
Côté sud
Divers
Lustres
Bénitiers
Tapis
Décors sculptés
Trophés sur les piliers
Chapelle Saint Louis
Sous les Arcades
Plafond bas côtés sud
Déambulatoire
Plafond bas côté nord
Narthex
Ecoinçons des arcades
Côté porte d'entrée
Côté nord
Côté maître autel
Côté sud
Divers
Lustres
Bénitiers
Tapis
Vue de la balustrade clôturant le choeur
Illustration : Mélanie



