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13 Mar

1788: Une Reine à la Cour (Jeux au château de Compiègne)

Publié par Louis XVI  - Catégories :  #Versailles

Une Reine à la Cour


Louis XVI lui confie le soin de divertir la Cour. 

Appréciant les divertissements, la Reine fait organiser des représentations théâtrales deux à trois fois par semaine et ressuscite les grands bals.

Elle tient aussi le jeu de la cour dans le salon de la Paix et montre un vif engouement pour le billard et les jeux de cartes.

 

Salon des jeux de la reine Marie-Antoinette

 

Au château de Compiègne

Restituée dans son état du XVIIIè siècle, cette pièce est aujourd'hui l'unique témoignage de ce que fut l'appartement de la reine Marie-Antoinette.

Dans un sobre décor où domine le blanc, les dessus-de-porte "en coloris" de Piat-Joseph Sauvage (1744-1818) font écho aux soieries semées de roses trémières des tentures et du mobilier.

Mélomane, Marie-Antoinette joue de la harpe.

Amatrice d’art, elle place sous sa protection l’ébéniste Riesener, grand fournisseur de meubles, ainsi que le peintre Elisabeth Vigée-Lebrun qui lui doit en grande partie sa carrière de portraitiste.

Elle est à l’origine d’une trentaine de portraits de la souveraine.

La Reine consacre également beaucoup de temps à la mode, conseillée quotidiennement dans le choix de ses robes par sa couturière et modiste Rose Bertin.

Son coiffeur, Léonard, lui compose des coiffures enrichies de plumes qu’elle affectionne.

 

Prélude : la crise financière (1770-1787)

Tout commence par une crise dans les finances royales de Louis XVI.

La Couronne de France, qui ne fait qu'une avec le royaume de France, croule sous les dettes, ce qui va pousser le roi à augmenter les impôts dont est assujetti le Tiers état.


http://vdaucourt.free.fr/Revo/Necker.gif

Necker

 

RAPPEL:  1 livre = 3,83 Euro

Pendant les règnes de Louis XV et Louis XVI, plusieurs ministres, parmi lesquels http://i45.servimg.com/u/f45/17/45/77/26/calonn10.jpg Turgot, proposent vainement de réformer la fiscalité en imposant les nobles.

De telles mesures rencontrent une forte résistance de la part des Parlements, alors dominés par la noblesse.

Par ailleurs, la France s'était engagée dans la guerre d'indépendance américaine d'abord par la fourniture de matériel et d'aides en faveur des insurgés (1776), puis dans une guerre officielle en 1778.

L'aide française navale et terrestre permit la victoire américaine, notamment à la Bataille de Yorktown, et se conclut par le prestigieux Traité de Paris de 1783.

Mais ceci avait un coût effroyable : plus d'un milliard de livre tournois qui s'ajoutait à la situation déjà catastrophique des finances françaises.

 

Comme le besoin d'augmenter les impôts place le roi dans une position difficile avec la noblesse, Description de cette image, également commentée ci-après Maurepas, alors Premier ministre, choisit comme ministres des « hommes nouveaux » selon l'expression de François Mignet. Description de l'image Anne Robert Jacques Turgot.jpg.Turgot, Description de l'image Chretien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes.jpg. Chrétien de Malesherbes, et Fichier:Necker, Jacques - Duplessis.jpg Jacques Necker tentent l'un après l'autre de réformer le système d'imposition et de procéder à d'autres réformes, comme diminuer l'extravagance de la cour, mais aucun ne réussit.

À noter que les dépenses somptuaires représentent moins de 1 % des recettes de l'État, et que le service de la dette en absorbe 80 %.

Cette dette énorme provient essentiellement de la Guerre d'indépendance américaine.

À l'inverse, Calonne, nommé ministre des Finances en 1783, permet à nouveau des dépenses extravagantes dignes de l'époque de Louis XIV.

Lorsque Calonne fait se réunir une Assemblée des notables le 22 février 1787 pour aborder la question de la situation financière, la France est quasiment en banqueroute : plus personne n'est prêt à prêter de l'argent au roi pour satisfaire les dépenses de la cour et du gouvernement.

Selon Mignet, les emprunts s'élèvent à « un milliard six-cent quarante six millions... et... il y avait un déficit annuel ... de 140 millions de livres »

Calonne est alors remplacé par son principal opposant Étienne-Charles de Loménie de Brienne, archevêque de Sens, mais la situation reste inchangée : le gouvernement n'a plus d'emprunts possibles.

Pour essayer d'y remédier, l'Assemblée des notables approuve l'établissement des assemblées provinciales, une règlementation du commerce du blé, l'abolition des corvées, et un nouvel impôt sur le timbre ; puis elle se retire le 25 mai 1787.

La lutte qui s'ensuit avec les parlements, pour faire appliquer ces décisions, montre un des premiers signes de la fin de la société de l'Ancien Régime.

Devant ces problèmes, les protestants sont rétablis dans leurs droits ;

Louis XVI promet une publication annuelle de l'état des finances du royaume

 

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