1er octobre 1789: Banquet offert à Versailles par les gardes du corps aux officiers du régiment de Flandre, en présence de la famille royale.
Le roi et la reine y sont acclamés.
Lors du banquet des gardes du corps, la cocarde nationale e été souillée
Versailles le 2 octobre
Ô Richard! Ô mon roi!
L'univers t'abandonne;
Sur la terre il n'est donc que moi
Qui m'intéresse à ta personne!
Moi seul dans l'univers,
Voudrais briser tes fers,
Et tout le reste t'abandonne!
(...)
O Richard, O mon Roi
chanté par un choeur d'hommes
extrait de La Marseillaise (Jean Renoir et Louis Jouvet)
Paris ne parle plus que de contre-révolution après l'"orgie" qui se serait déroulée hier soir à Versailles.
Les gardes du corps du roi ont en effet donné un banquet en l'honneur du régiment de Flandre, arrivé depuis peu pour contenir d'éventuelles émeutes parisiennes
Rendu prudent par les révents événements, le couple royal hésitait à participer à cette fête.
Son apparition au balcon d'une loge a pourtant été saluée par une immense ovation.
Les gardes ont entonné l'air de "O Richard, ô mon roi" au milieu des vivats.
Très émus par ces manifestations de sympathie auxquelles ils ne s'attendaient plus, Louis XVI et Marie-Antoinette sont alors descendus rejoindre les convives avec le dauphin.
Echauffés par l'alcool, les officiers redoublaient d'ardeur, se mirent à arracher leurs cocardes tricolores pour les fouler aux pieds et les remplacer par des cocardes blanches, symboles de la monarchie.
A l'évidence, ces bouillants soldats brûlent de voir restaurer le pouvoir de leur souverain.
Aujourd'hui les Parisiens s'alarment : ils pensent que le roi s'apprête à briser la Révolution avec l'aide de ses troupes.
Le jeudi 1er octobre 1789, les gardes du corps ayant offrirent un banquet aux officiers des régiments d'infanterie de Flandre et des Trois-Evêcbés, et aux officiers de la garde nationale de Versailles.
Dans l'orchestre étaient les trompettes des gardes du corps et la musique du régiment de Flandre.
Le repas commença vers quatre heures du soir.
Après leur départ le repas continua, puis les convives, les musiciens et les spectateurs se transportèrent dans la cour de Marbre, où le roi et la reine parurent au balcon.
Dans la salle, des toasts avaient été portés à la famille royale, acclamée à son apparition.
Les gazettes transformèrent le banquet en orgie et avancèrent que la cocarde tricolore a été foulée au pied. Certains l’auraient même retourné du côté blanc, symbole du roi. Ces bruyantes démonstrations de fidélité monarchique provoquèrent la colère de la capitale.
Dénoncées à l'Assemblée nationale par le représentant Péthion, Marat, Danton et Desmoulins appelèrent à marcher sur Versailles.
Le 5 octobre, un cortège de femmes accompagné de quelques hommes se rendit sur les lieux...
Sources : Notice du Musée Impérial de Versailles.Eudoxe Soulié; Les grandes dates. chateaudeversailles.
